t juillet 2007 - Les délires de Spart - blog auto-satyrique

Les délires de Spart - blog auto-satyrique

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Présentation

Le Blog "Les Délires de Spart" est un blog d'humeurs, auto-satYrique, destiné à faire partager les douleurs, rires & joies de son auteur : Spartakus FreeMann, ésotérologue fantasmatique du web éso francophone.

Ce blog est à déconseiller aux mineurs et aux bigots de la pensée unique & consensuelle.

dimanche 29 juillet 2007

Elle EST...

Ne soyez pas ignorant de moi. 
Car je suis la première et la dernière. 
Je suis l'honorée et l'honnie, 
Je suis la putain et la sainte. 
Je suis la femme et la vierge. 
Je suis la mère et la fille. 
Je suis les membres de ma mère. 
Je suis la stérile et celle aux nombreux enfants. 
Je suis celle dont les mariages sont multiples, et je 
n'ai pris nul époux. 
Je suis la sage-femme et celle qui ne donne pas la 
vie. 
Je suis la consolatrice de mes douleurs. 
Je suis la fiancée et la jeune mariée. 
C'est mon mari qui m'a engendrée. 
Je suis la mère de mon père et la soeur de mon mari. 
Et il est ma progéniture.

Le Tonnerre - traduction libre de la version originale copte.

mardi 24 juillet 2007

Rêve dans la grotte...

Je suis le ténébreux - le veuf, - l'inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la tour abolie;
Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du tombeau, toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le pampre à la rose s'allie.

Suis-je Amour ou Phébus?... Lusignan ou Biron?
Mon front est rouge encor du baiser de la reine;
J'ai rêvé dans la grotte où nage la sirène...

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron:
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.

El Desdichado (Gérard de Nerval).

mardi 17 juillet 2007

N°6 of Love

Ah, que ne puis-je laisser mon Amour, le laisser aux lamies, le laisser aux harpies ? Ah, que ne puis-je crever cet Amour, le bouffer cronosiquement et en finir de cette PANique attitude qui me fait cavaler le palpitant vers de dangereux sommets ? Que ne puis-je couvrir ce Cœur palpitant d’un suaire pourrissant et reposer en paix ? Que ne puis-je souffler cette Flamme qui brûle mon âme comme brasier d’Envers ? Que ne puis-je ne plus me connaître, oublier jusqu’à mon nom et L’oublier ainsi, aussi ? Des terreurs d’un Amour-Abysse vers Elle je plonge, je me noie, je me dissous. Des territoires vampyriques d’une habitude sans esprit vers Elle je me rampe, vers elle je me serpente. D’un envoûtement délicieusement torturé, je suis le prisonnier. Prisonnier extatique en peine dans le Silence.

lundi 16 juillet 2007

Histoire traite

Un jour mec j’ai vu Satan
J’l’ai vu au volant
Au volant d’une bagnole poubelle
Une bagnole couleur shit
130 chevaux et des bielles
Genre gros pot qui fait pchit

Un jour mec j’ai vu Satan,
Il m’a dit, viens avec moi
Viens, j’te montre mon monde d’émois
Un jour mec j’ai vu Satan
Il m’a dit « viens monte j’t’emmène »
« Le siège du mort pour ta faine » 

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Et à l’arrière, une fille
Ouais mec, à l’arrière une fille
Et moi devant matant Satan
Et moi devant matant Satan

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Viens, il me dit, on fait la fête
Mate la donzelle j’me la suite faite
Et toi t’es prêt à le lui bourrer ?
Et toi t’es prêt à labourer ?

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
« He petit, elle me sucerait bien non »
« Tans pis, j’la prends par son con »
« Et toi, le jeune, tu la baises ? »
« Dis, tu la veux, prends tes aises. »

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Il sort le flingue et sa queue
Il point le flingue et la queue
Une baffe et la fille suce le jonc
Satan, lui met le doigt dans le fion

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
J’dis « non mon Grand, j’prends l’air »
« Et toi finir ce qu’t’as à faire »
La gerbe acide monte à la gorge
Et dans le bide tambourine la forge

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Cul de con sur la route à terre
Rien, j’peux rien faire que m’taire
Dans la bagnole, la fille crie
Et moi pour elle j’prie

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
J’reviens vers la voiture
Ah ces cris sont ma torture
« He Satan arrête ton char ou j’te culbute » 
Satan me dit « Petit, file ou j’te bute »

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Le cul au milieu de la route
J’attends qu’une bagnole me joute 
Regards vers le ciel maudit
Pourquoi j’suis ici ?

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Et quand il a lâché la purée
Et quand il eut fini la curée
Il m’embarqua dans sa bagnole citrouille
A l’arrière une fille morte de trouille
Et moi dans un silence de lâche
J’y peux rien, j’suis une jeune tache
Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Yeh mec
Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Et moi depuis j’suis dedans
Et moi depuis j’suis mourant
Et moi depuis j’suis crevant

dimanche 15 juillet 2007

Deux Ailes Tendres sur le Coeur version 2.12

Paris an IV, les Innocents en Cimetiere,
Vision de Printemps en Songe de Nuit,
Perdu d'un regard, perdu par le Noir
Elle ignorante, louvoie senestrogyre
Moi paumé je vire alcoologyre

Nous rions au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Nous ivrons au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Deux Ailes Tendres sur le Coeur
Deux Ailes Tendres pour Nous porter

Bruxelles an IV, les Anges parlent à ma queue
Parc infâme, école buissonnière sous un soleil étrange
Perdu d'un regard, perdu par le Noir
Elle, vague comme l'âme saccadée d'une marée  
Moi, ivre de sentir un Souffle sur le souffle éteint

Nous rions au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Nous ivrons au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Deux Ailes Tendres sur le Coeur
Deux Ailes Tendres pour Nous porter
 
Promesse d'échappées belles, d'évitements laids
Promesse de nuits virtuelles en un bois charmé 
Promesse d'écharpées dures, langues moussues
Promesse de nuits fauves, sexe alanguis
Promesse de tout et de rien, âmes en bien

Nous rions au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Nous ivrons au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Deux Ailes Tendres sur le Coeur
Deux Ailes Tendres pour Nous porter

Bruxelles an VI, où ? Nul ne le sait.
Maison pain de miel, cahute hurlante
Perdu d'un regard, perdu par le Noir
Elle, dextrogyre sous l'orage impuissant
Moi, clapotage arrière gauche du crâne  

Nous rions au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Nous ivrons au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Deux Ailes Tendres sur le Coeur
Deux Ailes Tendres pour Nous porter

Tant de non-dits, tant d'interdits, tant de dédis je te le dis
Tant de riens, tant de silences, tant de stances je te dis
Tant d'aimantées lueurs en coin d'oeil noir, tant d'eux je te le redis
Tant d'illusions éperdues sous une lune perdue, tant de visions je te le dis
Tant de rêves voulus en toi contre toi levés, tant de sève pour toi je te le dis

Nous rions au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Nous ivrons au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Deux Ailes Tendres sur le Coeur
Deux Ailes Tendres pour Nous porter

Avenir du Fol en Roue libre chuté d'une Tour endiablée 
Sous le regard d'un Impératrice lointaine
Dans l'indifférence d'un Ermite carrossé
Qui se soucie du Bateleur Pendu aux frocs épuisés
Qui voudrait de cette Lame O ?

Avenir dans le Songe d'une Nuit d'été écarlate et orageuse.

Nous rions au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Nous ivrons au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Deux Ailes Tendres sur le Coeur
Deux Ailes Tendres pour Nous porter

Ô Dame de l'Ombre

En un soir rajeunissant sous le soleil de Julie,
Il me souvient des lamies de mon lit 
Caresses électrochocs de l'âme
Langues humides et fouissantes
Mains émouvantes en de sable peaux satinées
Sexe embouché, dressé vers la Déesse
Sexe embouché déversant générations perdues
Générations de son & de cris engloutis
Générations nourriture des Déesses Inassouvies

En un soir rajeunissant sous le soleil de Julie,
Il me souvient des Yeux d'émeraude fouillant ma vie
Caresses-coup-de-foudres du corps
Langues alanguies sur un sexe morne d'écarlate
Mains éprouvantes en un sexe glabre comme une dune de Kabylie
Sexe embouché, tendu vers le Ciel d'Elle
Sexe embouché en une hiérogame mélodie du Chant
Sexe embouché se finissant de molir sous un regard attendri
Générations spontanées englouties en un Corps transsubstantié

En un soir rajeunissant sous le soleil de Julie,
Il me souvient de Celle qui monte du désert vers ma couche
Caresses de soie, main-vent-de-désert sur le parfum de Toi
Langues sèches d'amour et de désir
Mains dressées en une supplique oraison érotique
Sexe humide, Fontaine de ma bouche
Sexe humide, Fontaine de mon âme
Sexe humide, Fontaine de ma Fontaine
Ambroisie jamais tarie à la Bouche de la Déesse
Nectar sublime dissolvant de l'esprit
Générations improbables 

Toi, Toi, en ce soir rajeunissant sous le soleil de Julie
Toi, Toi, j'invoque par le sang, les larmes et la semence
Toi, Toi, je désir, j'implore, j'implore, j'implore
Toi, Toi, ô Déesse Serpent à l'Ombre de Sémélé
Toi, Toi, ô Déesse du Soir, Déesse du Matin
Toi, Toi, en ce soir rajeunissant sous le soleil de Julie
Je t'invoque, je t'adjure par Sulamite et par Laylah
La Couche est tressée d'incantations érogènes
La Coupe est emplie de Suc Sacré-salé
Ô Sacrée viens monte du Désert et prends moi !

Ô Dame de l'Ombre, Trois et Nonante, 
Mon Âme exilée vers Toi se meut.

mardi 3 juillet 2007

Pensée du jour

« L’absence ne tue l’amour que s’il est malade au départ. » Bussy-Rabutin

Tsssss...