t août 2007 - Les délires de Spart - blog auto-satyrique

Les délires de Spart - blog auto-satyrique

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Présentation

Le Blog "Les Délires de Spart" est un blog d'humeurs, auto-satYrique, destiné à faire partager les douleurs, rires & joies de son auteur : Spartakus FreeMann, ésotérologue fantasmatique du web éso francophone.

Ce blog est à déconseiller aux mineurs et aux bigots de la pensée unique & consensuelle.

samedi 25 août 2007

La Raaaaage

Ouais ma Grande Soeur, on va leur niquer la race ! Ma rage dans le coeur, contre les enculés de droite extrême et des autres fils de chien qu'on nique dans le garage. De Jospin à PPDA ce monde pue de la gueule, un coup de mentos est nécessaire. T'as des mentos ma Soeur ? Je sodomise l'oligarchie sans vaselinée capote, qu'elle crève enfin cette capitaliste pute cauchemardesque. Ma Grande Soeur, as-tu des fleurs pour leur fion turgescent ?
KENY ARKANA

Un conte du sup Sous-commandant Marcos août 1999.
Comme une primeur pour les lecteurs de la Jornada, et avec l’autorisation de la maison d’édition Plaza & Janés, nous vous offrons une avance sur ce livre "Depuis les montagnes du sud est mexicain", qui sortira d’ici peu. Il s’agit d’une compilation des œuvres littéraires du "Sous-commandant Marcos", dont nous reproduisons ici un des contes - inédit jusqu’à présent - inclus dans le volume de référence. Histoire du début et de la fin
Sous commandant Marcos
Cela faisait déjà un bon moment que le temps de Jadis devenait seul et vieux dans un recoin du monde. Cela faisait longtemps que les plus grands dieux, ceux qui créèrent le monde, les tous premiers, s’étaient endormis. Ils s’étaient beaucoup fatigués à danser, à se faire chemins et réponses. C’est pourquoi les premiers dieux s’étaient endormis. Ils avaient parlé avec les hommes et les femmes vrais et étaient arrivés à s’accorder entre tous pour dire qu’il fallait continuer d’avancer. Parce qu’avancer était la façon dont le monde vivait, comme le dirent les plus grands dieux, ceux qui créèrent le monde, les premiers.
- Jusqu’à quand allons nous continuer d’avancer ? se demandèrent les hommes et les femmes de maïs.
- Quand commençons-nous alors ? Se répondirent les hommes et les femmes vrais, parce qu’ils avaient appris des premiers dieux qu’à une question, on répond toujours par une autre question.
Ils naquirent de la terre.
Mais les premiers dieux se réveillèrent alors. Parce que les plus grands dieux, ceux qui créèrent le monde, ne pouvaient rester endormis lorsqu’ils entendaient une question. Ils se réveillèrent donc et se mirent à jouer de la marimba et à mettre les questions en chanson, et ils dansèrent, et ils chantèrent : "Jusqu’à quand allons nous continuer d’avancer ? Quand commençons-nous alors ?" Et ils seraient toujours restés là, à danser et à chanter, si ce n’est que les hommes et les femmes vrais se mirent à applaudir et leurs dirent qu’il était bon de tant danser et chanter, mais qu’ils voulaient des réponses à leurs questions. Alors les premiers dieux redevinrent sérieux et se dirent :
- Nous avons les questions que les hommes et les femmes de maïs nous ont posées. Nous n’avons pas créé ces hommes et ces femmes très savants. Ils cherchent la réponse au dehors, sans se rendre compte qu’elle est derrière et devant eux. Ces hommes et ces femmes ne sont pas très savants, ils sont comme le tendre épi de maïs - dirent les premiers dieux et, allez, ils se remirent à danser et à chanter de nouveau.
Et de nouveau les hommes et les femmes vrais devinrent furieux et dirent qu’il étaient bon de s’amuser, mais qu’en était-il de la réponse qu’ils tenaient devant et derrière eux ? Les premiers dieux leur dirent que les réponses étaient dans leurs dos et dans leurs regards, et les hommes et les femmes de maïs se regardèrent entre eux, et tous savaient qu’ils ne comprenaient rien, mais restèrent silencieux.
Les plus grands dieux leur dirent :
- Les hommes et les femmes de maïs commencèrent sur le dos puisqu’ils naquirent couchés et, comme ils sont de maïs, ils naquirent de la terre. Sur le dos ils commencèrent à avancer. Leur dos reste toujours après leur passage ou leur repos. Leur dos est le début, l’hier de leur passage.
Et les hommes et les femmes vrais ne comprirent pas grand chose à cela, mais comme le commencement était déjà commencé et l’hier déjà passé, cela ne les préoccupa pas vraiment et à nouveau ils reprirent :
- Jusqu’à quand allons nous continuer d’avancer ?
- Cela est très facile à savoir - dirent les dieux qui créèrent le monde-, lorsque votre regard pourra voir votre dos. Il suffit simplement d’avancer en cercle jusqu’à revenir sur vos pas et à vous rattraper vous-même. Lorsque vous aurez cheminé suffisamment pour arriver à voir votre dos, même de loin, alors vous aurez fini, petits frères et petites sœurs -dirent les premiers dieux tandis qu’ils commençaient à se rendormir.
Et les hommes et les femmes vrais furent très contents parce qu’ils savaient qu’ils suffisaient d’avancer en cercle jusqu’à ce qu’ils arrivent à voir leurs dos. Et ils passèrent un bon moment à cheminer ainsi pour rejoindre leur dos, mais finirent par s’arrêter un instant, pour réfléchir à la raison pour laquelle ils n’en finissaient pas de cheminer, et se dirent :
- Cela coûte beaucoup d’atteindre le début pour arriver à la fin. Nous n’en finissons pas de cheminer et cela crée beaucoup de douleur de penser au moment où nous arriverons au début pour terminer notre passage. Et certains se découragèrent et, comme ça, restèrent assis, irrités que le chemin vers le début pour arriver à la fin n’en finisse plus.
Adieux du Vieil Antonio
Mais d’autres continuèrent à avancer avec beaucoup de plaisir et cessèrent de penser au moment où ils allaient arriver au début pour atteindre la fin. Encore mieux, ils se mirent à penser au chemin qu’ils parcouraient et, comme celui-ci était circulaire, ils voulaient que chaque tour soit mieux fait et à chaque tour qu’ils faisaient, leur pas était meilleur. Ils furent alors très contents car le fait de cheminer les rendait heureux. Ils avancèrent ainsi un bon moment et, sans cesser d’avancer, se dirent :
- Ce chemin que nous sommes est une joie, avançons pour le rendre meilleur. Nous sommes le chemin pour que les autres puissent aller d’un côté à l’autre. Chacun a un début et une fin à son chemin, mais le chemin, non, et nous non plus. Tout pour tous, rien pour nous. Nous sommes le chemin et nous devons donc continuer.
Et pour qu’ils n’oublient pas, ils dessinèrent un cercle sur la terre et, marchant en rond tout autour de la terre, les hommes et les femmes vrais cheminaient et cheminent. Ils ne terminent ni ne finissent leur lutte pour que le chemin soit meilleur, pour qu’eux soient meilleurs. C’est pourquoi depuis, les hommes croient que le monde est rond, mais en fait, cette boule qui est le monde n’est autre que la lutte et le chemin des hommes et des femmes vrais, cheminant toujours, voulant toujours que le chemin sorte meilleur sous leurs pas qui avancent. Cheminant toujours, ils n’ont ni début ni fin dans leur chemin. Les hommes et les femmes vrais ne peuvent se fatiguer. Ils veulent toujours se rejoindre eux même, se surprendre par derrière pour trouver le début et, ainsi, arriver à la fin de leur chemin. Mais ils ne vont pas le trouver, ils le savent et cela n’a pas d’importance pour eux.
La seule chose qui compte pour eux est d’être un bon chemin qui essaie toujours d’être meilleur...
Le Vieil Antonio se tut, mais pas la pluie. J’allais lui demander quand cette pluie allait s’arrêter, mais il me semblait que l’ambiance n’était pas à des questions de début et de fin. Le Vieil Antonio me fit ses adieux.
Il sortit sous la pluie et dans la nuit, bien que les piles de ma nouvelle lampe ne puissent les différencier l’une de l’autre. Le bruit de mes bottes dans la boue m’empêcha d’écouter les paroles d’adieux du Vieil Antonio :
- Ne te fatigues pas à demander quand finira ton chemin. Là, où le lendemain et l’hier s’unissent, là il finira....
Cela me coûta beaucoup de peine de commencer à avancer, je savais que j’allais glisser dans la boue là-devant, mais, bien que le sachant, il fallait que j’avance vers cette chute. Vers celle-là et celles qui suivraient. Parce que cheminer, c’est aussi trébucher et tomber. Et cela, ce n’est pas le Vieil Antonio qui me l’a enseigné, c’est la montagne, et croyez-moi que l’examen....
[Traduction C. G.|http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=33|fr]

Abat le front de la haine!
Okay... Vous m’avez pris pour une des vôtres?! Appelle-moi l’ennemie de ton fascisme, des barricades jusqu’aux urnes de vote!
Hé bande de cons, vous voulez endormir les miens mais le mensonge de l’ennemi et son message on connait bien!
Manipulation vous n’aurez ni mon esprit ni ma chair! Hé gros porc de Mr Propre on va te nettoyer au Karcher!
Hé tu m’as pris pour clasher Sarko, j’te crache mon rap internationaliste fait pour bruler vos drapeaux!
Tu veux ma rage hein?! Pour que ta moyenne monte, ton bleu blanc rouge m’écœure, moi j’suis une citoyenne du monde!
Nique ton système! Ségolène, Sarko ou Le Pen, y a pas de révolution dans votre politique institutionnelle!
Et moi j’appelle à la désobéissance civile, réappropriation pour donner un sens à nos vies!
Le combat est ferme, certainement pas façonnable! Anti-FN, oui j’emmerde le Front National!

Abat le front de la haine!

Un gros porc a voulu récupérer la cause, les vrais savent qu’il s’est grillé, le silence dit qu’on approuve alors je continuerai de crier!
J’ai la parole des sans-voix car la vrai révolution se construira d’en bas! La résistance est en marche contre vos partis démoniaques!
Oligarchie, confrérie, c’est le peuple contre les monarques! Insoumis on le reste même quand l’ordre tyrannise!
Faut qu’on construise sans eux pour faire tomber leur pyramide!

Le combat continue! Et le changement viendra d'en bas! Désobéissance civile, à travers la France! Moi j'soutiens aucun de vos candidats, votre mascarade présidentielle car le changement ne sera pas institutionnelle! Fuck le FN, Fuck l'UMP, Fuck le PS, le changement viendra d'en bas! Nique les partisans de la haine, leur propagande basée sur la calomnie et le mensonge, voila encore une preuve!Yé Keny Arkana, la rage du peuple, dédié à tous les sans voix, le changement viendra d'en bas! On continue le combat!
Appel aux Sans Voix
Zapata
Un Autre Monde est possible

mardi 21 août 2007

Ça m’ira, dis ?


Sous la bannière du roi Jacques je repose.

Perdus sous une somnifère couette, le silence des corps s’impose.

Serpents enlacés devant quelque film noir-blanc.

Mains de Circé qui envoûtent l’Ulysse somnolant.



Quelque corps à corps versifié sous la lune noire en fièvre.

Tomates, poivrons, cœur haché, recette onctueuse à tes lèvres.

Je pense trop, putain de cerveau paranoïaque !

Que ne s’écoule-t-on en une nuit insomniaque ?



Ferme-moi la gueule, scelle la de tes Lèvres savoureuses.

Au moment des départs, j’ai l’âme si rageuse.

Et alors, je ne sais plus où mes pas me mènent.

Ça m’ira, dis ? Je T’aime.

vendredi 17 août 2007

Quand la Mort...

... vous saisit & vous sourit, comment résister à ses bras soie & pierre ponce ?

Quand la Mort te regarde dans ton sommeil serein de bébé rêveur,
Comment lui dire non, comment la repousser ?

Ô délicieuse aimée, 
Noire ombre d'un futur au passé simple,
Ton sourire est un sexe terrible
Un sexe avide de me prendre
Dans un étau-linceul
Brise ma dernière idole...
La VIE

Voici un testament fol à vous les vivants qui me sourirez dans ma tombe.

"Pour les morts : qu'on les enterre nus, tels qu'ils étaient dans leur âge et dans leur sexe.
Sans objet, même sacré.
...
Qu'un chant sans paroles et bouche close les accompagne, jusqu'à l'endroit choisi pour n'être plus parmi les hommes...
Pour la beauté du geste et en mémoire de leurs amours, qu'on perce d'une épine de rose la place où le coeur des défunts recevait tant et tant de coups de lances".
Werner Lambersy
Ô vous les passants en ma vie, 
Souvenez-vous du fol épris d'amours et de vin,
Du fol dansant sous le ciel étoilé
Oubliez les orages et les pluies de l'âmes
Oubliez les passions de traverse
Oubliez la chair et les os
Oubliez les mots et les haines

Ô vous les passants en ma vie
Souvenez-vous de l'Amour
Des yeux étoilés dans la tourmante
Des erreurs et des faux-pas faites un deuil
Que tout ce qui m'était matière soit détruit
Que restent seuls les souvenirs
Pour mes enfants, une poignée de sable
Pour mes Amours, un morceaux de ma chair
Pour mes Amis, une page blanche

Ô vous les passants en ma vie  
Combien de silences encore...

vendredi 10 août 2007

Il se peut...


Ah, mais il se peut que l'on n'ait rien à dire

Je veux dire que cela arrive

Et il se peut que l'on ne sache rien d'un être

Et il se peut que l'on ne sache plus rien à propos de rien

Et il se peut que l'on soit exactement

exactement

maladroit

Antonin Artaud

Un Zéro

"On nous jugera tous, grands et petits, après notre paradis de délices, après le bonheur qui n’est pas tout, je veux dire qui n’est pas le Grand Tout, c’est-à-dire rien. On nous confondra, on nous fondra jusqu’à l’Un. Un Seul, le grand Un cosmique, qui fera bientôt place au Zéro infini de Dieu". Antonin Artaud tiré de Héliogabale, l'anarchiste couronné.

mardi 7 août 2007

Koizess ?

Mouahahahaha, Spartakus découvre Myspace comme tout le monde...

Dubitatif, il s'avance l'air narquois et dubitatif...

lundi 6 août 2007

Montaigu ? Capulet ?

Roméo : Mercutio, tu es blessé
Mercutio : Non qu'est-ce qui peut encore blesser Mercutio, non ?
Mais la vie Roméo, regarde, elle s'échappe, elle s'en va
Roméo : Mais tu saignes !
Mercutio : Non, je pars,

Roméo et Juliette - W. Shakespeare.

dimanche 5 août 2007

16 ans...

Dans l'alcôve, il est bon d'avoir encore 16 ans.
Laisser sur le corps jouir le souffle du vent.
N'oser trop...
Oser tôt...
Avancer et reculer en synchrone mouvement des corps.
Vaguer sous un ciel jaune sans chercher le port.
Mains émouvantes en des sables chauds et troublants.
Ondulations, percutions des veines, baisers lents.
Soupirs de rien.
Émois des liens.
Langues farouches.
Corps manouches.

Il est si bon d'avoir 16 ans...

Snake illuminatis rule the world !

We RULE !

Sean Manz, the Pope.

vendredi 3 août 2007

Ce monde...

...est volonté de puissance et rien de plus.

Give us a creed
To believe
A night of Lust
Give us trust in
The Night
Give us color
hundred hues
a rich Mandala
for me and for you
and for your silky
pillowed house
a head, wisdom
and a bed

Jim Morrison - An American Prayer.

Dedicated to the Green, dedicated to the Black, dedicated to the Unknown, decidated to Her, decidated to every and single loved one.

jeudi 2 août 2007

On emmerde l'Empereur

Ainsi, immense est le Tao. 
Immenses le ciel et la terre. 
Immense l’être. 
Quatre immensités dans l’univers, dont l’être. 
L’homme épouse le rythme de la terre, la terre s’accorde avec le ciel, le ciel s’harmonise avec le Tao. 
Le Tao est la loi, la voie de la nature. 
Et la voie demeure, éternelle.

Taô-Te-King

mercredi 1 août 2007

Tuyone...

S'il suffit d'une goutte d'eau pour la troubler, une digitale touche m'effondre. Nymphette ombrageuse posée en divine litière, je suis la face de l'Ancien qui vibre d'émois effrayants dans les bras d'une Émeraude liquide et fragile. Un rien la trouble cependant, attention, le moindre geste subtil en cacophonie se meurt s'il n'est aimanté d'un rayon de mon âme.

Loin élancé dans la valse extatique de mains derviches douceâtres et farouches, je me laisse aller à ouvrir la Porte d'une ténèbre vieille comme ma vie. Je laisse le temps s'écouler, s'écouter, s'égoutter, espoir qu'il puisse s'arrêter en sa course folle vers la fuite.

Ma bouche voudrait couler de mots doux et enamourés, ma bouche se voudrait, elle aussi, pleine de ce mystère indicible qui fait trembler les rois eux-mêmes sur leurs trônes. Mais en muette adoration je m'abandonne dans des bras jusqu'alors inconnus, mais ô combien merveilleux. Tremblements d'âme, tremblement d'être, tout crie à m'éclater le coeur enclos d'une langueur trop pesante. Vers Toi alors je voudrais crier un bonheur qui m'est offert dans un silence absolu des corps et des mots.

De tes veines caressées monte cette complainte de Toi et qui me réconforte tant et tant que j'en pleure des larmes intérieures :

Je suis celle qui existe dans toutes les peurs. 
Je suis celle qui est faible et je suis à l'aise dans 
les lieux de plaisirs. 
Je suis folle et je suis sage. 
Pourquoi m'avez-vous haïe en vos conseils ?

(Le Tonnerre.)

Cette complainte tambourine en ma peau, vibre alors jusqu'aux tréfonds de mon être et c'est alors un Souffle qui m'emporte vers un Jardin de Délices où je meurs ivre de Tuyone.