t octobre 2007 - Les délires de Spart - blog auto-satyrique

Les délires de Spart - blog auto-satyrique

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Présentation

Le Blog "Les Délires de Spart" est un blog d'humeurs, auto-satYrique, destiné à faire partager les douleurs, rires & joies de son auteur : Spartakus FreeMann, ésotérologue fantasmatique du web éso francophone.

Ce blog est à déconseiller aux mineurs et aux bigots de la pensée unique & consensuelle.

dimanche 28 octobre 2007

Pensées de Fin de Règne

« Quelle expérience de vivre dans la peur ! Voilà ce que c’est que d’être un esclave… J’ai vu tant de choses que vous humains ne pourriez pas croire… De grands navires en feu surgissant de l’Épaule d’Orion…J’ai vu des rayons fabuleux, des rayons C briller dans l’ombre de la porte de Tannhäuser…Tous ces moments se perdront dans l’oubli comme les larmes dans la pluie… Il est temps de mourir… » - Tirade finale de Roy Batty dans Blade Runner.

Si, dans cet espace infini de mon Silence, il reste encore quelque vivant écho, que celui-ci se taise à jamais...

Dans l'extase bachique je me vois tel que je suis réellement : un monstre d'ignorance & un puits vide. Passant, poursuis ton chemin & oublie !

dimanche 14 octobre 2007

Temps de réflexions...

Je profite d'une courte maladie pour terminer certains projets de traductions mais également pour réfléchir sur le cours de ma vie... Je me demande parfois si il y a une évolution spirituelle dans cette Quête de Moi. J'ai délaissé tous derrière moi, j'ai interrogé les dieux du passés & du présent, j'ai lu les ouvrages les plus obscurs qui soient - ktavim chadashim & sepher ha-zohar & likutei moharan - les plus fous - liber al & taz & libers divers - j'ai passé & je passe encore ma vie à essayer de trouver ces étincelles qui, chaque fois, répondent aux interrogations incroyablement futiles de mon être & de mon âme...

Et tout ça pourquoi ? Pour qui ? Laisserai-je, à ma mort, quelques gigabytes de merdasses scripturaires pour toute preuve que je suis passé ici-bas ?

Non, heureusement, car il y a les Étoiles qui résolvent toutes mes interrogations, tous mes doutes & ternissent mes folies par l'éclat de leur Âme !

En ce moment, aussi, je relis les ténèbres afin de faire jour en moi...

Γ ρ DE QUIBUSDAM MORBIS DISCIPULORUM

Et donc, si un de tes Disciples est malade, scrute tout d’abord si cet Amour n’est pas la Racine de ce Dérèglement. Prends garde aussi à la Paresse, car celui qui se presse à accomplir sa Volonté ne tient pas compte des Affaires de ses Compagnons. Ô mon Fils, si chaque Homme fait sa propre Volonté, il n’y a plus rien à Dire ! Mais le Corps affairé ne se soucie pas de ses propres Affaires, ni ne laisse les autres s’en soucier. Sois prompt dès lors avec celui-ci à le soigner en illuminant sa Volonté & en le poussant vers elle. Souviens-toi aussi que si on parle mal d’un autre, la Faute est d’abord en soi-même, car nous ne savons rien d’autre que ce qui est en nous. Le fameux chasseur de sorcières ne finit-il pas par confesser qu’il est lui-même un Sorcier ? Nous devenons ce qui nous obsède, que ce soit au travers de la Haine ou de l’Amour Extrême. Ne sais-tu pas que l’un est un Symbole de l’autre ? Pour cette raison, puisque l’Amour est la Formule de la Vie, nous sommes obligés à assimiler (à la Fin) ce que nous craignons ou haïssons. Ainsi donc nous serons sages à modeler toutes Choses en nous même par la Quiétude & la Modération. Mais, par-dessus tout, nous devons tout utiliser pour notre propre Fin, nous adaptant avec Adresse & même avec Faiblesse à l’œuvre.

dimanche 7 octobre 2007

Paraphrase des Bacchantes d'Euripide.

Le Choeur : De la Terre de l'Oubli, du Saint Repos, j'accours, doux, fort & tumultueux - J'exalte Bakkhos par les cris Évohé ! Heureux l'homme qui instruit de la Sagesse & de la Folie, qui initié aux saints mystères de la noirceur de son âme, qui sanctifiant sa vie, se fait l'âme fervente de Bromios & pratique les Saintes Orgies de la Grande Mère ! Heureux celui qui s'orne du lierre, porte le thyrse & invoque Bromios, Sôter, Dionysos du fonds de l'Abîme de l'oubli. Ramenez Bromios ! Io Évohé ! Io Évohé ! Io Évohé ! Ô Bacchantes allez, ô Bacchantes allez, de par les monts & les plaines allez annoncer le retour du Deux Fois Né !

Dionysos : Ô Nyktipolos, tu ne veux donc point croire mes paroles. Mais, prends garde, car ainsi maltraité par toi, je te le déclare pleinement : jamais il ne faut se rire ou se jouer des dieux, même des dieux endormis & silencieux. Des maisons où résonnent encore l'Évohé la fureur se peut retourner contre toi, ô mon ami.

Nyktipolos : Dieu invoqué, dieu ami ! Trêves de leçons ! N'es-tu pas heureux & enjoué que je t'ai ainsi sorti du sommeil qui était le tien ? Devrais-je crever d'ivresse pour payer tribut à ta splendeur ?

Dionysos : Au lieu de me casser les couilles – un insecte vulnérable contre le Dieu ! - à ta place je lui sacrifierais...

Nyktipolos : Je te rendrai le sacrifice que tu mérites ! Vin, viande, sang & humeurs de femme sous la lune diaphane !

Dionysos : Alors, sans aucun doutes possibles, je puis te concéder ce que tu me demanderas...

Nyktipolos : Et quoi ? En me faisant l'esclave des passions dionysiaques, en rampant dans la gerbe d'un vin trop fort & trop puissant pour mes nerfs ?

Dionysos : Non, en acceptant enfin le tien destin qui te chante de dire « oui à la vie » & de cesser de te courber devant l'aliénation & la soumission à l'ordre inepte que tu ne comprends plus !

Nyktipolos : Et crever donc ?

Dionysos : Crever, peut-être, jeune & dans l'extase... Cela ne vaut-il pas mieux que de ne pas vivre allégrement & légèrement, fut-ce pour un court temps ?

Nyktipolos : Alors que faire ?

Dionysos : Tout d'abord je te revêtirai d'une robe, je te donnerai le thyrse, la peau de faon tachetée, le lierre & la vigne.

Nyktipolos : Serais-je pute de Dionysos pour lui plaire ?

Dionysos : Tu seras tel que tu es & dois être, pas plus, pas moins. Je saurai te guider par les chemins détournées, je saurai t'éviter les pièges mortels qui attendent les ignorants qui épient les Ménades en secret...

Le Choeur : Vais-je donc mettre les pieds nus sur le sol sacré, parmi les compagnons & compagnes de Bakkios ? Vais-je me fondre dans l'herbe jeune à la douce rosée matinale ? Tel un chat agile qui s'ébroue dans la prairie de ses jeux cruels & innocents ? Serais-je le Pan au bord de la rivière épiant les graciles Nymphes dans la pénombre d'un forêt ancestrale ? Qu'est la Sagesse ? Qu'est la Folie ? Est-il en ce monde moderne & laid des Dieux plus enviables que Celui qui m'offre l'ivresse sainte & l'extase de la danse folle ? Heureux, qui au péril d'Éros & de Thanatos échappe afin de regagner sa demeure ! Heureux qui peut émerger de la peine ! Sans nombres sont les mortels, sans nombres leurs perspectives, sans nombres leurs désirs ! Les unes aboutissent à la réussite, les autres sombrent dans la mer de l'oubli... Je tiens donc pour heureux celui qui jouis du bonheur que chaque jour lui apporte & celui qui dit « oui à la vie sans partage » !

Dionysos : Le Dieu, naguère si silencieux & endormi, nous escorte à présent en ami, en confident !

Nyktipolos : Alors, Ami, faisons route ensemble, en tes bras forts je repose, je suis confiant & heureux, apaisé par le souffle aviné & capiteux de ta bouche ! Embrasse-moi, ô Dieu, car tes Amours sont pareilles au vin jeune promis !

« Ainsi dans nos danses, toute la nuit,
nos pieds marqueront le rythme fou
dans la bacchanale, et ma gorge,
dans la légèreté de l'air,
je la renverserai en signe de victoire
sur les chasseurs immondes
de la normalité putréfiée.
Dans la tempête de nos folies unies,
jouissance, rêve, jeunesse, ivresse
seront nos amantes pour l'Éternité ! »

Dionysos : Fou terrible, allant vers ton destin en ma compagnie, tu vas trouver la joie, escalader le ciel en te riant de l'inutile fatuité de l'être. Tu changeras de forme & deviendras Serpent, & Celle qui te suit, parmi le jardin magnifique des Roses, elle aussi sera changée en Serpent. Vous garderez ma Sagesse & ma Folie en vos cœurs & vous jouirez du bonheur & de l'alliance de Bakkhos !

Le Choeur : Multiples sont les formes que revêt le Dieu aux Noms Innombrables. Parfois ce que nous n'attendons plus advient, parfois ce dont nous désespérons arrive ! Ainsi s'achève le drame de la langueur & du chagrin.