t Journal de Vie - Les délires de Spart - blog auto-satyrique

Les délires de Spart - blog auto-satyrique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Présentation

Le Blog "Les Délires de Spart" est un blog d'humeurs, auto-satYrique, destiné à faire partager les douleurs, rires & joies de son auteur : Spartakus FreeMann, ésotérologue fantasmatique du web éso francophone.

Ce blog est à déconseiller aux mineurs et aux bigots de la pensée unique & consensuelle.

lundi 3 décembre 2007

WE feu, rouge mais teuf tekno

Un WE assez étrange... Mais je ne passerai plus jamais par le carré !

Kaz, amoureux d'une métallique donzelle

Moz, je vois rieeeeeen

La chanteuse

Terminer une soirée par une pèche c'est pas fun ^^ Mais Kaz s'est pris une veste, donc l'honneur est sauf !

mardi 20 novembre 2007

Approche d’anniversaire...

Voilà, dans quelques jours, ce sera mon trente-huitième anniv’... Nouvelle période de changements, encore, retour, départ, renouveau, on ne sait trop.

En ce moment, je regarde autour de moi. J’essaye de comprendre ce que je veux et qui je suis, quoiqu’une phrase pareille soit d’un banal assez dramatique. Un délectable truisme à la mesure de mon talent, sans doute...

Je regarde les autres, donc, je relis pas mal de choses, aussi, des échanges, des passages fugaces dans d’autres vies. Je me dis, qu’en fait, à force de se rire de la futilité de l’être on oublie bien d’être, ici et maintenant. On cogite, on creuse nos douleurs, nos maux, nos souffrances, on se la fait spéléologue de l’infâme, on cherche à obtenir le souffle noir de l’insane inconvenance, de l’insipide moulage de lit et de draps étrangers. On tâte les chairs flasques ou métalliques, on fore l’inquiétude de l’autre, son incapacité à comprendre un jeu sans cesse changeant. Certains sont nomades des rues et des monts et des vallées, je suis nomade de vos humaines passions en agonie de sens. Les sons, les mots, les phrasés enchâssés dans une coolitude toute dénaturée me compissent les neurones, me trouent les oreilles. Je pleurerais presque à en noyer vos gueules trop grandes ouvertes, je hurlerais à vous en briser les doigts ! Silence !

Il y a quatre ans, jour pour jour, j’étais en un psychiatrique isoloir, seul, nu, avec pour seule vue la blancheur sale de murs souffrants de conter les passants en eux. Cassé, broyé par ma descente en moi-même : « Pourquoi t'es-tu attiré Dans le paradis du vieux serpent ? Pourquoi t'es-tu glissé Dans toi-même, dans toi-même ? » (Nietzsche, Ecce Homo, p. 269) Pas par la solitude, pas par la perte – si cependant, honnête cervelle, cœur pieux avoue ! - j’étais cassé par l’iniquité et le désespoir de toute vie, par la pâleur de vos vies pâmées de trop se traîner dans les compromis. J’avais passé outre et j’avais décidé de poursuivre la descente, de la poursuivre encore et encore, et ce genre de pente s’entreprend seul. L’enfer accompagné me semble une bienheureuse garden-party. Non, donc seul disais-je.

On se demanderait, aujourd’hui, ce qui me pousse à écrire cette réminiscence du passé, ce repassage de sentiments qui devraient, depuis longtemps, être rangés en boule dans le panier... C’est que les ressacs du futur me sont habitudes tenaces. Certains me voudraient ouroboros d’eux, alors que ces sot(te)s ne voient pas que je ne suis ouroboros que de moi-même. Donc, retour en arrière ou retour vers soi ? L’avenir le dira.

Comme toujours, je pense beaucoup à mes Étoiles, à Elles là où elles sont heureuses. Ô Étoiles bénies ! Que serais-je sans vous ? Pas grand chose, si ce n’est une outre à mots insensés, un corps démembré qui est las de la comédie humaine... Grâce à vous, il me reste la Lumière qui luit dans mes ténèbres, ténèbres bien clairsemées et bien pâles...

À présent donc, il me faut reprendre ma route. Seul. Il y a de la tristesse, bien sûr, mais aussi de la légèreté. Quand on ne peut se rendre heureux, on ne peut rendre les autres heureux et il est bien de se le clouer à la porte de l’âme pour éviter tout impair. Je vais d’ailleurs me faire tatouer sur le front « Toi qui entres ici, oublies tout espoir ! »

samedi 25 août 2007

La Raaaaage

Ouais ma Grande Soeur, on va leur niquer la race ! Ma rage dans le coeur, contre les enculés de droite extrême et des autres fils de chien qu'on nique dans le garage. De Jospin à PPDA ce monde pue de la gueule, un coup de mentos est nécessaire. T'as des mentos ma Soeur ? Je sodomise l'oligarchie sans vaselinée capote, qu'elle crève enfin cette capitaliste pute cauchemardesque. Ma Grande Soeur, as-tu des fleurs pour leur fion turgescent ?
KENY ARKANA

Un conte du sup Sous-commandant Marcos août 1999.
Comme une primeur pour les lecteurs de la Jornada, et avec l’autorisation de la maison d’édition Plaza & Janés, nous vous offrons une avance sur ce livre "Depuis les montagnes du sud est mexicain", qui sortira d’ici peu. Il s’agit d’une compilation des œuvres littéraires du "Sous-commandant Marcos", dont nous reproduisons ici un des contes - inédit jusqu’à présent - inclus dans le volume de référence. Histoire du début et de la fin
Sous commandant Marcos
Cela faisait déjà un bon moment que le temps de Jadis devenait seul et vieux dans un recoin du monde. Cela faisait longtemps que les plus grands dieux, ceux qui créèrent le monde, les tous premiers, s’étaient endormis. Ils s’étaient beaucoup fatigués à danser, à se faire chemins et réponses. C’est pourquoi les premiers dieux s’étaient endormis. Ils avaient parlé avec les hommes et les femmes vrais et étaient arrivés à s’accorder entre tous pour dire qu’il fallait continuer d’avancer. Parce qu’avancer était la façon dont le monde vivait, comme le dirent les plus grands dieux, ceux qui créèrent le monde, les premiers.
- Jusqu’à quand allons nous continuer d’avancer ? se demandèrent les hommes et les femmes de maïs.
- Quand commençons-nous alors ? Se répondirent les hommes et les femmes vrais, parce qu’ils avaient appris des premiers dieux qu’à une question, on répond toujours par une autre question.
Ils naquirent de la terre.
Mais les premiers dieux se réveillèrent alors. Parce que les plus grands dieux, ceux qui créèrent le monde, ne pouvaient rester endormis lorsqu’ils entendaient une question. Ils se réveillèrent donc et se mirent à jouer de la marimba et à mettre les questions en chanson, et ils dansèrent, et ils chantèrent : "Jusqu’à quand allons nous continuer d’avancer ? Quand commençons-nous alors ?" Et ils seraient toujours restés là, à danser et à chanter, si ce n’est que les hommes et les femmes vrais se mirent à applaudir et leurs dirent qu’il était bon de tant danser et chanter, mais qu’ils voulaient des réponses à leurs questions. Alors les premiers dieux redevinrent sérieux et se dirent :
- Nous avons les questions que les hommes et les femmes de maïs nous ont posées. Nous n’avons pas créé ces hommes et ces femmes très savants. Ils cherchent la réponse au dehors, sans se rendre compte qu’elle est derrière et devant eux. Ces hommes et ces femmes ne sont pas très savants, ils sont comme le tendre épi de maïs - dirent les premiers dieux et, allez, ils se remirent à danser et à chanter de nouveau.
Et de nouveau les hommes et les femmes vrais devinrent furieux et dirent qu’il étaient bon de s’amuser, mais qu’en était-il de la réponse qu’ils tenaient devant et derrière eux ? Les premiers dieux leur dirent que les réponses étaient dans leurs dos et dans leurs regards, et les hommes et les femmes de maïs se regardèrent entre eux, et tous savaient qu’ils ne comprenaient rien, mais restèrent silencieux.
Les plus grands dieux leur dirent :
- Les hommes et les femmes de maïs commencèrent sur le dos puisqu’ils naquirent couchés et, comme ils sont de maïs, ils naquirent de la terre. Sur le dos ils commencèrent à avancer. Leur dos reste toujours après leur passage ou leur repos. Leur dos est le début, l’hier de leur passage.
Et les hommes et les femmes vrais ne comprirent pas grand chose à cela, mais comme le commencement était déjà commencé et l’hier déjà passé, cela ne les préoccupa pas vraiment et à nouveau ils reprirent :
- Jusqu’à quand allons nous continuer d’avancer ?
- Cela est très facile à savoir - dirent les dieux qui créèrent le monde-, lorsque votre regard pourra voir votre dos. Il suffit simplement d’avancer en cercle jusqu’à revenir sur vos pas et à vous rattraper vous-même. Lorsque vous aurez cheminé suffisamment pour arriver à voir votre dos, même de loin, alors vous aurez fini, petits frères et petites sœurs -dirent les premiers dieux tandis qu’ils commençaient à se rendormir.
Et les hommes et les femmes vrais furent très contents parce qu’ils savaient qu’ils suffisaient d’avancer en cercle jusqu’à ce qu’ils arrivent à voir leurs dos. Et ils passèrent un bon moment à cheminer ainsi pour rejoindre leur dos, mais finirent par s’arrêter un instant, pour réfléchir à la raison pour laquelle ils n’en finissaient pas de cheminer, et se dirent :
- Cela coûte beaucoup d’atteindre le début pour arriver à la fin. Nous n’en finissons pas de cheminer et cela crée beaucoup de douleur de penser au moment où nous arriverons au début pour terminer notre passage. Et certains se découragèrent et, comme ça, restèrent assis, irrités que le chemin vers le début pour arriver à la fin n’en finisse plus.
Adieux du Vieil Antonio
Mais d’autres continuèrent à avancer avec beaucoup de plaisir et cessèrent de penser au moment où ils allaient arriver au début pour atteindre la fin. Encore mieux, ils se mirent à penser au chemin qu’ils parcouraient et, comme celui-ci était circulaire, ils voulaient que chaque tour soit mieux fait et à chaque tour qu’ils faisaient, leur pas était meilleur. Ils furent alors très contents car le fait de cheminer les rendait heureux. Ils avancèrent ainsi un bon moment et, sans cesser d’avancer, se dirent :
- Ce chemin que nous sommes est une joie, avançons pour le rendre meilleur. Nous sommes le chemin pour que les autres puissent aller d’un côté à l’autre. Chacun a un début et une fin à son chemin, mais le chemin, non, et nous non plus. Tout pour tous, rien pour nous. Nous sommes le chemin et nous devons donc continuer.
Et pour qu’ils n’oublient pas, ils dessinèrent un cercle sur la terre et, marchant en rond tout autour de la terre, les hommes et les femmes vrais cheminaient et cheminent. Ils ne terminent ni ne finissent leur lutte pour que le chemin soit meilleur, pour qu’eux soient meilleurs. C’est pourquoi depuis, les hommes croient que le monde est rond, mais en fait, cette boule qui est le monde n’est autre que la lutte et le chemin des hommes et des femmes vrais, cheminant toujours, voulant toujours que le chemin sorte meilleur sous leurs pas qui avancent. Cheminant toujours, ils n’ont ni début ni fin dans leur chemin. Les hommes et les femmes vrais ne peuvent se fatiguer. Ils veulent toujours se rejoindre eux même, se surprendre par derrière pour trouver le début et, ainsi, arriver à la fin de leur chemin. Mais ils ne vont pas le trouver, ils le savent et cela n’a pas d’importance pour eux.
La seule chose qui compte pour eux est d’être un bon chemin qui essaie toujours d’être meilleur...
Le Vieil Antonio se tut, mais pas la pluie. J’allais lui demander quand cette pluie allait s’arrêter, mais il me semblait que l’ambiance n’était pas à des questions de début et de fin. Le Vieil Antonio me fit ses adieux.
Il sortit sous la pluie et dans la nuit, bien que les piles de ma nouvelle lampe ne puissent les différencier l’une de l’autre. Le bruit de mes bottes dans la boue m’empêcha d’écouter les paroles d’adieux du Vieil Antonio :
- Ne te fatigues pas à demander quand finira ton chemin. Là, où le lendemain et l’hier s’unissent, là il finira....
Cela me coûta beaucoup de peine de commencer à avancer, je savais que j’allais glisser dans la boue là-devant, mais, bien que le sachant, il fallait que j’avance vers cette chute. Vers celle-là et celles qui suivraient. Parce que cheminer, c’est aussi trébucher et tomber. Et cela, ce n’est pas le Vieil Antonio qui me l’a enseigné, c’est la montagne, et croyez-moi que l’examen....
[Traduction C. G.|http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=33|fr]

Abat le front de la haine!
Okay... Vous m’avez pris pour une des vôtres?! Appelle-moi l’ennemie de ton fascisme, des barricades jusqu’aux urnes de vote!
Hé bande de cons, vous voulez endormir les miens mais le mensonge de l’ennemi et son message on connait bien!
Manipulation vous n’aurez ni mon esprit ni ma chair! Hé gros porc de Mr Propre on va te nettoyer au Karcher!
Hé tu m’as pris pour clasher Sarko, j’te crache mon rap internationaliste fait pour bruler vos drapeaux!
Tu veux ma rage hein?! Pour que ta moyenne monte, ton bleu blanc rouge m’écœure, moi j’suis une citoyenne du monde!
Nique ton système! Ségolène, Sarko ou Le Pen, y a pas de révolution dans votre politique institutionnelle!
Et moi j’appelle à la désobéissance civile, réappropriation pour donner un sens à nos vies!
Le combat est ferme, certainement pas façonnable! Anti-FN, oui j’emmerde le Front National!

Abat le front de la haine!

Un gros porc a voulu récupérer la cause, les vrais savent qu’il s’est grillé, le silence dit qu’on approuve alors je continuerai de crier!
J’ai la parole des sans-voix car la vrai révolution se construira d’en bas! La résistance est en marche contre vos partis démoniaques!
Oligarchie, confrérie, c’est le peuple contre les monarques! Insoumis on le reste même quand l’ordre tyrannise!
Faut qu’on construise sans eux pour faire tomber leur pyramide!

Le combat continue! Et le changement viendra d'en bas! Désobéissance civile, à travers la France! Moi j'soutiens aucun de vos candidats, votre mascarade présidentielle car le changement ne sera pas institutionnelle! Fuck le FN, Fuck l'UMP, Fuck le PS, le changement viendra d'en bas! Nique les partisans de la haine, leur propagande basée sur la calomnie et le mensonge, voila encore une preuve!Yé Keny Arkana, la rage du peuple, dédié à tous les sans voix, le changement viendra d'en bas! On continue le combat!
Appel aux Sans Voix
Zapata
Un Autre Monde est possible

vendredi 17 août 2007

Quand la Mort...

... vous saisit & vous sourit, comment résister à ses bras soie & pierre ponce ?

Quand la Mort te regarde dans ton sommeil serein de bébé rêveur,
Comment lui dire non, comment la repousser ?

Ô délicieuse aimée, 
Noire ombre d'un futur au passé simple,
Ton sourire est un sexe terrible
Un sexe avide de me prendre
Dans un étau-linceul
Brise ma dernière idole...
La VIE

Voici un testament fol à vous les vivants qui me sourirez dans ma tombe.

"Pour les morts : qu'on les enterre nus, tels qu'ils étaient dans leur âge et dans leur sexe.
Sans objet, même sacré.
...
Qu'un chant sans paroles et bouche close les accompagne, jusqu'à l'endroit choisi pour n'être plus parmi les hommes...
Pour la beauté du geste et en mémoire de leurs amours, qu'on perce d'une épine de rose la place où le coeur des défunts recevait tant et tant de coups de lances".
Werner Lambersy
Ô vous les passants en ma vie, 
Souvenez-vous du fol épris d'amours et de vin,
Du fol dansant sous le ciel étoilé
Oubliez les orages et les pluies de l'âmes
Oubliez les passions de traverse
Oubliez la chair et les os
Oubliez les mots et les haines

Ô vous les passants en ma vie
Souvenez-vous de l'Amour
Des yeux étoilés dans la tourmante
Des erreurs et des faux-pas faites un deuil
Que tout ce qui m'était matière soit détruit
Que restent seuls les souvenirs
Pour mes enfants, une poignée de sable
Pour mes Amours, un morceaux de ma chair
Pour mes Amis, une page blanche

Ô vous les passants en ma vie  
Combien de silences encore...

lundi 6 août 2007

Montaigu ? Capulet ?

Roméo : Mercutio, tu es blessé
Mercutio : Non qu'est-ce qui peut encore blesser Mercutio, non ?
Mais la vie Roméo, regarde, elle s'échappe, elle s'en va
Roméo : Mais tu saignes !
Mercutio : Non, je pars,

Roméo et Juliette - W. Shakespeare.

dimanche 5 août 2007

16 ans...

Dans l'alcôve, il est bon d'avoir encore 16 ans.
Laisser sur le corps jouir le souffle du vent.
N'oser trop...
Oser tôt...
Avancer et reculer en synchrone mouvement des corps.
Vaguer sous un ciel jaune sans chercher le port.
Mains émouvantes en des sables chauds et troublants.
Ondulations, percutions des veines, baisers lents.
Soupirs de rien.
Émois des liens.
Langues farouches.
Corps manouches.

Il est si bon d'avoir 16 ans...

mercredi 1 août 2007

Tuyone...

S'il suffit d'une goutte d'eau pour la troubler, une digitale touche m'effondre. Nymphette ombrageuse posée en divine litière, je suis la face de l'Ancien qui vibre d'émois effrayants dans les bras d'une Émeraude liquide et fragile. Un rien la trouble cependant, attention, le moindre geste subtil en cacophonie se meurt s'il n'est aimanté d'un rayon de mon âme.

Loin élancé dans la valse extatique de mains derviches douceâtres et farouches, je me laisse aller à ouvrir la Porte d'une ténèbre vieille comme ma vie. Je laisse le temps s'écouler, s'écouter, s'égoutter, espoir qu'il puisse s'arrêter en sa course folle vers la fuite.

Ma bouche voudrait couler de mots doux et enamourés, ma bouche se voudrait, elle aussi, pleine de ce mystère indicible qui fait trembler les rois eux-mêmes sur leurs trônes. Mais en muette adoration je m'abandonne dans des bras jusqu'alors inconnus, mais ô combien merveilleux. Tremblements d'âme, tremblement d'être, tout crie à m'éclater le coeur enclos d'une langueur trop pesante. Vers Toi alors je voudrais crier un bonheur qui m'est offert dans un silence absolu des corps et des mots.

De tes veines caressées monte cette complainte de Toi et qui me réconforte tant et tant que j'en pleure des larmes intérieures :

Je suis celle qui existe dans toutes les peurs. 
Je suis celle qui est faible et je suis à l'aise dans 
les lieux de plaisirs. 
Je suis folle et je suis sage. 
Pourquoi m'avez-vous haïe en vos conseils ?

(Le Tonnerre.)

Cette complainte tambourine en ma peau, vibre alors jusqu'aux tréfonds de mon être et c'est alors un Souffle qui m'emporte vers un Jardin de Délices où je meurs ivre de Tuyone.

dimanche 29 juillet 2007

Elle EST...

Ne soyez pas ignorant de moi. 
Car je suis la première et la dernière. 
Je suis l'honorée et l'honnie, 
Je suis la putain et la sainte. 
Je suis la femme et la vierge. 
Je suis la mère et la fille. 
Je suis les membres de ma mère. 
Je suis la stérile et celle aux nombreux enfants. 
Je suis celle dont les mariages sont multiples, et je 
n'ai pris nul époux. 
Je suis la sage-femme et celle qui ne donne pas la 
vie. 
Je suis la consolatrice de mes douleurs. 
Je suis la fiancée et la jeune mariée. 
C'est mon mari qui m'a engendrée. 
Je suis la mère de mon père et la soeur de mon mari. 
Et il est ma progéniture.

Le Tonnerre - traduction libre de la version originale copte.

mardi 24 juillet 2007

Rêve dans la grotte...

Je suis le ténébreux - le veuf, - l'inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la tour abolie;
Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du tombeau, toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le pampre à la rose s'allie.

Suis-je Amour ou Phébus?... Lusignan ou Biron?
Mon front est rouge encor du baiser de la reine;
J'ai rêvé dans la grotte où nage la sirène...

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron:
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.

El Desdichado (Gérard de Nerval).

dimanche 15 juillet 2007

Deux Ailes Tendres sur le Coeur version 2.12

Paris an IV, les Innocents en Cimetiere,
Vision de Printemps en Songe de Nuit,
Perdu d'un regard, perdu par le Noir
Elle ignorante, louvoie senestrogyre
Moi paumé je vire alcoologyre

Nous rions au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Nous ivrons au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Deux Ailes Tendres sur le Coeur
Deux Ailes Tendres pour Nous porter

Bruxelles an IV, les Anges parlent à ma queue
Parc infâme, école buissonnière sous un soleil étrange
Perdu d'un regard, perdu par le Noir
Elle, vague comme l'âme saccadée d'une marée  
Moi, ivre de sentir un Souffle sur le souffle éteint

Nous rions au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Nous ivrons au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Deux Ailes Tendres sur le Coeur
Deux Ailes Tendres pour Nous porter
 
Promesse d'échappées belles, d'évitements laids
Promesse de nuits virtuelles en un bois charmé 
Promesse d'écharpées dures, langues moussues
Promesse de nuits fauves, sexe alanguis
Promesse de tout et de rien, âmes en bien

Nous rions au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Nous ivrons au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Deux Ailes Tendres sur le Coeur
Deux Ailes Tendres pour Nous porter

Bruxelles an VI, où ? Nul ne le sait.
Maison pain de miel, cahute hurlante
Perdu d'un regard, perdu par le Noir
Elle, dextrogyre sous l'orage impuissant
Moi, clapotage arrière gauche du crâne  

Nous rions au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Nous ivrons au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Deux Ailes Tendres sur le Coeur
Deux Ailes Tendres pour Nous porter

Tant de non-dits, tant d'interdits, tant de dédis je te le dis
Tant de riens, tant de silences, tant de stances je te dis
Tant d'aimantées lueurs en coin d'oeil noir, tant d'eux je te le redis
Tant d'illusions éperdues sous une lune perdue, tant de visions je te le dis
Tant de rêves voulus en toi contre toi levés, tant de sève pour toi je te le dis

Nous rions au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Nous ivrons au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Deux Ailes Tendres sur le Coeur
Deux Ailes Tendres pour Nous porter

Avenir du Fol en Roue libre chuté d'une Tour endiablée 
Sous le regard d'un Impératrice lointaine
Dans l'indifférence d'un Ermite carrossé
Qui se soucie du Bateleur Pendu aux frocs épuisés
Qui voudrait de cette Lame O ?

Avenir dans le Songe d'une Nuit d'été écarlate et orageuse.

Nous rions au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Nous ivrons au bois, m'entends-tu Écharpée ?
Deux Ailes Tendres sur le Coeur
Deux Ailes Tendres pour Nous porter