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Les délires de Spart - blog auto-satyrique

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Présentation

Le Blog "Les Délires de Spart" est un blog d'humeurs, auto-satYrique, destiné à faire partager les douleurs, rires & joies de son auteur : Spartakus FreeMann, ésotérologue fantasmatique du web éso francophone.

Ce blog est à déconseiller aux mineurs et aux bigots de la pensée unique & consensuelle.

lundi 26 novembre 2007

Consolateur...

Consolateur inconsolé, j’erre dans les tréfonds de la peine insondable de l’être. Qui sera là pour me réchauffer quand je serai près à trépasser ? Qui se souciera de mes douleurs et portera avec moi le fardeau pour les derniers instants ? Inconsolé, je ne suis pas consolateur et resterai inconsolé. Amant je n’aime pas et ne serai point aimé. Seul je vis parmi les ombres de mon passé et les terreurs de ce qui se tient devant moi. Consolateur des insensés, je suis inconsolé de ma peine et de l’indicible souffrance qui tenaille mon âme. Je ne suis plus le jouet des passions, je ne suis plus instrument, je ne suis plus que feuille au vent entraînée vers une aube en technicolore improbable et fuyante. Le corps est subtilement tétanisé dans un plaisir auto-érogène, auto-érotomaniaque. Nul parfum embaumé sur Ses lèvres sépulcrales ne peut éveiller en moi autre chose qu’Amour, moi qui n’aime plus d’avoir été fondu et dissout dans le creuset de Son corps.

Le matin dans le miroir, je ne vois plus satan, je me vois totalement et pleinement tel que je suis, Je vois je, rien de plus. Les illusions s’en sont allées et il ne reste plus qu’un immense rire de ma gorge prenant naissance pour aller, sur la voûte céleste, fracasser quelque ange putréfié.

Je lâche l’affaire ou pas ? Telle est le question face à l’incommunicado qui s’intensifie tandis que le désir semble se flétrir lentement dans une désaffection trop cruellement visible... Être à demi est bien pire que ne pas être.

C'est d'être la mienne, dis-tu ?

Hélas ! tu sais bien que j'oppose

Un démenti formel aux poses

Qui sentent par trop l'impromptu.

Locutions des Pierrots, II - Jules LAFORGUE (1860-1887) - (Recueil : L'Imitation de N.D la Lune)

dimanche 14 octobre 2007

Temps de réflexions...

Je profite d'une courte maladie pour terminer certains projets de traductions mais également pour réfléchir sur le cours de ma vie... Je me demande parfois si il y a une évolution spirituelle dans cette Quête de Moi. J'ai délaissé tous derrière moi, j'ai interrogé les dieux du passés & du présent, j'ai lu les ouvrages les plus obscurs qui soient - ktavim chadashim & sepher ha-zohar & likutei moharan - les plus fous - liber al & taz & libers divers - j'ai passé & je passe encore ma vie à essayer de trouver ces étincelles qui, chaque fois, répondent aux interrogations incroyablement futiles de mon être & de mon âme...

Et tout ça pourquoi ? Pour qui ? Laisserai-je, à ma mort, quelques gigabytes de merdasses scripturaires pour toute preuve que je suis passé ici-bas ?

Non, heureusement, car il y a les Étoiles qui résolvent toutes mes interrogations, tous mes doutes & ternissent mes folies par l'éclat de leur Âme !

En ce moment, aussi, je relis les ténèbres afin de faire jour en moi...

Γ ρ DE QUIBUSDAM MORBIS DISCIPULORUM

Et donc, si un de tes Disciples est malade, scrute tout d’abord si cet Amour n’est pas la Racine de ce Dérèglement. Prends garde aussi à la Paresse, car celui qui se presse à accomplir sa Volonté ne tient pas compte des Affaires de ses Compagnons. Ô mon Fils, si chaque Homme fait sa propre Volonté, il n’y a plus rien à Dire ! Mais le Corps affairé ne se soucie pas de ses propres Affaires, ni ne laisse les autres s’en soucier. Sois prompt dès lors avec celui-ci à le soigner en illuminant sa Volonté & en le poussant vers elle. Souviens-toi aussi que si on parle mal d’un autre, la Faute est d’abord en soi-même, car nous ne savons rien d’autre que ce qui est en nous. Le fameux chasseur de sorcières ne finit-il pas par confesser qu’il est lui-même un Sorcier ? Nous devenons ce qui nous obsède, que ce soit au travers de la Haine ou de l’Amour Extrême. Ne sais-tu pas que l’un est un Symbole de l’autre ? Pour cette raison, puisque l’Amour est la Formule de la Vie, nous sommes obligés à assimiler (à la Fin) ce que nous craignons ou haïssons. Ainsi donc nous serons sages à modeler toutes Choses en nous même par la Quiétude & la Modération. Mais, par-dessus tout, nous devons tout utiliser pour notre propre Fin, nous adaptant avec Adresse & même avec Faiblesse à l’œuvre.

dimanche 7 octobre 2007

Paraphrase des Bacchantes d'Euripide.

Le Choeur : De la Terre de l'Oubli, du Saint Repos, j'accours, doux, fort & tumultueux - J'exalte Bakkhos par les cris Évohé ! Heureux l'homme qui instruit de la Sagesse & de la Folie, qui initié aux saints mystères de la noirceur de son âme, qui sanctifiant sa vie, se fait l'âme fervente de Bromios & pratique les Saintes Orgies de la Grande Mère ! Heureux celui qui s'orne du lierre, porte le thyrse & invoque Bromios, Sôter, Dionysos du fonds de l'Abîme de l'oubli. Ramenez Bromios ! Io Évohé ! Io Évohé ! Io Évohé ! Ô Bacchantes allez, ô Bacchantes allez, de par les monts & les plaines allez annoncer le retour du Deux Fois Né !

Dionysos : Ô Nyktipolos, tu ne veux donc point croire mes paroles. Mais, prends garde, car ainsi maltraité par toi, je te le déclare pleinement : jamais il ne faut se rire ou se jouer des dieux, même des dieux endormis & silencieux. Des maisons où résonnent encore l'Évohé la fureur se peut retourner contre toi, ô mon ami.

Nyktipolos : Dieu invoqué, dieu ami ! Trêves de leçons ! N'es-tu pas heureux & enjoué que je t'ai ainsi sorti du sommeil qui était le tien ? Devrais-je crever d'ivresse pour payer tribut à ta splendeur ?

Dionysos : Au lieu de me casser les couilles – un insecte vulnérable contre le Dieu ! - à ta place je lui sacrifierais...

Nyktipolos : Je te rendrai le sacrifice que tu mérites ! Vin, viande, sang & humeurs de femme sous la lune diaphane !

Dionysos : Alors, sans aucun doutes possibles, je puis te concéder ce que tu me demanderas...

Nyktipolos : Et quoi ? En me faisant l'esclave des passions dionysiaques, en rampant dans la gerbe d'un vin trop fort & trop puissant pour mes nerfs ?

Dionysos : Non, en acceptant enfin le tien destin qui te chante de dire « oui à la vie » & de cesser de te courber devant l'aliénation & la soumission à l'ordre inepte que tu ne comprends plus !

Nyktipolos : Et crever donc ?

Dionysos : Crever, peut-être, jeune & dans l'extase... Cela ne vaut-il pas mieux que de ne pas vivre allégrement & légèrement, fut-ce pour un court temps ?

Nyktipolos : Alors que faire ?

Dionysos : Tout d'abord je te revêtirai d'une robe, je te donnerai le thyrse, la peau de faon tachetée, le lierre & la vigne.

Nyktipolos : Serais-je pute de Dionysos pour lui plaire ?

Dionysos : Tu seras tel que tu es & dois être, pas plus, pas moins. Je saurai te guider par les chemins détournées, je saurai t'éviter les pièges mortels qui attendent les ignorants qui épient les Ménades en secret...

Le Choeur : Vais-je donc mettre les pieds nus sur le sol sacré, parmi les compagnons & compagnes de Bakkios ? Vais-je me fondre dans l'herbe jeune à la douce rosée matinale ? Tel un chat agile qui s'ébroue dans la prairie de ses jeux cruels & innocents ? Serais-je le Pan au bord de la rivière épiant les graciles Nymphes dans la pénombre d'un forêt ancestrale ? Qu'est la Sagesse ? Qu'est la Folie ? Est-il en ce monde moderne & laid des Dieux plus enviables que Celui qui m'offre l'ivresse sainte & l'extase de la danse folle ? Heureux, qui au péril d'Éros & de Thanatos échappe afin de regagner sa demeure ! Heureux qui peut émerger de la peine ! Sans nombres sont les mortels, sans nombres leurs perspectives, sans nombres leurs désirs ! Les unes aboutissent à la réussite, les autres sombrent dans la mer de l'oubli... Je tiens donc pour heureux celui qui jouis du bonheur que chaque jour lui apporte & celui qui dit « oui à la vie sans partage » !

Dionysos : Le Dieu, naguère si silencieux & endormi, nous escorte à présent en ami, en confident !

Nyktipolos : Alors, Ami, faisons route ensemble, en tes bras forts je repose, je suis confiant & heureux, apaisé par le souffle aviné & capiteux de ta bouche ! Embrasse-moi, ô Dieu, car tes Amours sont pareilles au vin jeune promis !

« Ainsi dans nos danses, toute la nuit,
nos pieds marqueront le rythme fou
dans la bacchanale, et ma gorge,
dans la légèreté de l'air,
je la renverserai en signe de victoire
sur les chasseurs immondes
de la normalité putréfiée.
Dans la tempête de nos folies unies,
jouissance, rêve, jeunesse, ivresse
seront nos amantes pour l'Éternité ! »

Dionysos : Fou terrible, allant vers ton destin en ma compagnie, tu vas trouver la joie, escalader le ciel en te riant de l'inutile fatuité de l'être. Tu changeras de forme & deviendras Serpent, & Celle qui te suit, parmi le jardin magnifique des Roses, elle aussi sera changée en Serpent. Vous garderez ma Sagesse & ma Folie en vos cœurs & vous jouirez du bonheur & de l'alliance de Bakkhos !

Le Choeur : Multiples sont les formes que revêt le Dieu aux Noms Innombrables. Parfois ce que nous n'attendons plus advient, parfois ce dont nous désespérons arrive ! Ainsi s'achève le drame de la langueur & du chagrin.

mercredi 12 septembre 2007

De Sapientia in Re Sexuali

Considère l’Amour. Voici une Force destructrice & corruptrice par laquelle de nombreux Hommes furent perdus. Cependant, sans Amour l’Homme ne serait pas un Homme. Par conséquent, ton Oncle Richard Wagner fit de notre Doctrine une Fable musicale, dans laquelle nous voyons Amfortas, qui céda lui-même à la Séduction, blessé au-delà de toute Guérison ; Klingsor, qui se mis à l’abri d’un tel Danger, exilé à tout jamais de la Montagne de la Salvation ; & Parsifal, qui ne céda point, capable d’exercer le Véritable Pouvoir de la Vie, & par là d’accomplir le Miracle de la Rédemption. De ceci ai-je également parlé dans mon Poème « Adonis ». Il en va de même avec la Nourriture & la Boisson, avec l’Exercice, avec l’Enseignement lui-même, le Problème est toujours de mener l’Appétit dans la juste Relation avec la Volonté. Ainsi, tu peux jeûner ou festoyer ; il n’y a pas de Règles autres que l’Équilibre. Et cette Doctrine est d’Acceptation générale parmi la meilleur Sorte d’Hommes ; par conséquent, en toi j’imprimerai avec le plus grand soin l’autre Part de ma Sagesse, c’est-à-dire, la Nécessité d’étendre sans cesse ta Nature à de nouveaux Compagnons dans tous les Plans de l’Existence, afin que tu puisses devenir le parfait Microcosme, une Image sans Défaut de tout ce qui est.

Liber Aleph - Alpha Kapa - A.C.

dimanche 9 septembre 2007

Du « Blasphème » & des Rites d'Éleusis en particulier.

Pour une fois, il n'est pas de sottises qui soient hors de ma portée, je publie ici ma traduction d'un texte d'Aleister Crowley qui me semble tellement d'actualité.

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mardi 21 août 2007

Ça m’ira, dis ?


Sous la bannière du roi Jacques je repose.

Perdus sous une somnifère couette, le silence des corps s’impose.

Serpents enlacés devant quelque film noir-blanc.

Mains de Circé qui envoûtent l’Ulysse somnolant.



Quelque corps à corps versifié sous la lune noire en fièvre.

Tomates, poivrons, cœur haché, recette onctueuse à tes lèvres.

Je pense trop, putain de cerveau paranoïaque !

Que ne s’écoule-t-on en une nuit insomniaque ?



Ferme-moi la gueule, scelle la de tes Lèvres savoureuses.

Au moment des départs, j’ai l’âme si rageuse.

Et alors, je ne sais plus où mes pas me mènent.

Ça m’ira, dis ? Je T’aime.

vendredi 17 août 2007

Quand la Mort...

... vous saisit & vous sourit, comment résister à ses bras soie & pierre ponce ?

Quand la Mort te regarde dans ton sommeil serein de bébé rêveur,
Comment lui dire non, comment la repousser ?

Ô délicieuse aimée, 
Noire ombre d'un futur au passé simple,
Ton sourire est un sexe terrible
Un sexe avide de me prendre
Dans un étau-linceul
Brise ma dernière idole...
La VIE

Voici un testament fol à vous les vivants qui me sourirez dans ma tombe.

"Pour les morts : qu'on les enterre nus, tels qu'ils étaient dans leur âge et dans leur sexe.
Sans objet, même sacré.
...
Qu'un chant sans paroles et bouche close les accompagne, jusqu'à l'endroit choisi pour n'être plus parmi les hommes...
Pour la beauté du geste et en mémoire de leurs amours, qu'on perce d'une épine de rose la place où le coeur des défunts recevait tant et tant de coups de lances".
Werner Lambersy
Ô vous les passants en ma vie, 
Souvenez-vous du fol épris d'amours et de vin,
Du fol dansant sous le ciel étoilé
Oubliez les orages et les pluies de l'âmes
Oubliez les passions de traverse
Oubliez la chair et les os
Oubliez les mots et les haines

Ô vous les passants en ma vie
Souvenez-vous de l'Amour
Des yeux étoilés dans la tourmante
Des erreurs et des faux-pas faites un deuil
Que tout ce qui m'était matière soit détruit
Que restent seuls les souvenirs
Pour mes enfants, une poignée de sable
Pour mes Amours, un morceaux de ma chair
Pour mes Amis, une page blanche

Ô vous les passants en ma vie  
Combien de silences encore...

lundi 6 août 2007

Montaigu ? Capulet ?

Roméo : Mercutio, tu es blessé
Mercutio : Non qu'est-ce qui peut encore blesser Mercutio, non ?
Mais la vie Roméo, regarde, elle s'échappe, elle s'en va
Roméo : Mais tu saignes !
Mercutio : Non, je pars,

Roméo et Juliette - W. Shakespeare.

vendredi 3 août 2007

Ce monde...

...est volonté de puissance et rien de plus.

Give us a creed
To believe
A night of Lust
Give us trust in
The Night
Give us color
hundred hues
a rich Mandala
for me and for you
and for your silky
pillowed house
a head, wisdom
and a bed

Jim Morrison - An American Prayer.

Dedicated to the Green, dedicated to the Black, dedicated to the Unknown, decidated to Her, decidated to every and single loved one.

mercredi 1 août 2007

Tuyone...

S'il suffit d'une goutte d'eau pour la troubler, une digitale touche m'effondre. Nymphette ombrageuse posée en divine litière, je suis la face de l'Ancien qui vibre d'émois effrayants dans les bras d'une Émeraude liquide et fragile. Un rien la trouble cependant, attention, le moindre geste subtil en cacophonie se meurt s'il n'est aimanté d'un rayon de mon âme.

Loin élancé dans la valse extatique de mains derviches douceâtres et farouches, je me laisse aller à ouvrir la Porte d'une ténèbre vieille comme ma vie. Je laisse le temps s'écouler, s'écouter, s'égoutter, espoir qu'il puisse s'arrêter en sa course folle vers la fuite.

Ma bouche voudrait couler de mots doux et enamourés, ma bouche se voudrait, elle aussi, pleine de ce mystère indicible qui fait trembler les rois eux-mêmes sur leurs trônes. Mais en muette adoration je m'abandonne dans des bras jusqu'alors inconnus, mais ô combien merveilleux. Tremblements d'âme, tremblement d'être, tout crie à m'éclater le coeur enclos d'une langueur trop pesante. Vers Toi alors je voudrais crier un bonheur qui m'est offert dans un silence absolu des corps et des mots.

De tes veines caressées monte cette complainte de Toi et qui me réconforte tant et tant que j'en pleure des larmes intérieures :

Je suis celle qui existe dans toutes les peurs. 
Je suis celle qui est faible et je suis à l'aise dans 
les lieux de plaisirs. 
Je suis folle et je suis sage. 
Pourquoi m'avez-vous haïe en vos conseils ?

(Le Tonnerre.)

Cette complainte tambourine en ma peau, vibre alors jusqu'aux tréfonds de mon être et c'est alors un Souffle qui m'emporte vers un Jardin de Délices où je meurs ivre de Tuyone.