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Les délires de Spart - blog auto-satyrique

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Présentation

Le Blog "Les Délires de Spart" est un blog d'humeurs, auto-satYrique, destiné à faire partager les douleurs, rires & joies de son auteur : Spartakus FreeMann, ésotérologue fantasmatique du web éso francophone.

Ce blog est à déconseiller aux mineurs et aux bigots de la pensée unique & consensuelle.

lundi 26 novembre 2007

Consolateur...

Consolateur inconsolé, j’erre dans les tréfonds de la peine insondable de l’être. Qui sera là pour me réchauffer quand je serai près à trépasser ? Qui se souciera de mes douleurs et portera avec moi le fardeau pour les derniers instants ? Inconsolé, je ne suis pas consolateur et resterai inconsolé. Amant je n’aime pas et ne serai point aimé. Seul je vis parmi les ombres de mon passé et les terreurs de ce qui se tient devant moi. Consolateur des insensés, je suis inconsolé de ma peine et de l’indicible souffrance qui tenaille mon âme. Je ne suis plus le jouet des passions, je ne suis plus instrument, je ne suis plus que feuille au vent entraînée vers une aube en technicolore improbable et fuyante. Le corps est subtilement tétanisé dans un plaisir auto-érogène, auto-érotomaniaque. Nul parfum embaumé sur Ses lèvres sépulcrales ne peut éveiller en moi autre chose qu’Amour, moi qui n’aime plus d’avoir été fondu et dissout dans le creuset de Son corps.

Le matin dans le miroir, je ne vois plus satan, je me vois totalement et pleinement tel que je suis, Je vois je, rien de plus. Les illusions s’en sont allées et il ne reste plus qu’un immense rire de ma gorge prenant naissance pour aller, sur la voûte céleste, fracasser quelque ange putréfié.

Je lâche l’affaire ou pas ? Telle est le question face à l’incommunicado qui s’intensifie tandis que le désir semble se flétrir lentement dans une désaffection trop cruellement visible... Être à demi est bien pire que ne pas être.

C'est d'être la mienne, dis-tu ?

Hélas ! tu sais bien que j'oppose

Un démenti formel aux poses

Qui sentent par trop l'impromptu.

Locutions des Pierrots, II - Jules LAFORGUE (1860-1887) - (Recueil : L'Imitation de N.D la Lune)

mardi 20 novembre 2007

Approche d’anniversaire...

Voilà, dans quelques jours, ce sera mon trente-huitième anniv’... Nouvelle période de changements, encore, retour, départ, renouveau, on ne sait trop.

En ce moment, je regarde autour de moi. J’essaye de comprendre ce que je veux et qui je suis, quoiqu’une phrase pareille soit d’un banal assez dramatique. Un délectable truisme à la mesure de mon talent, sans doute...

Je regarde les autres, donc, je relis pas mal de choses, aussi, des échanges, des passages fugaces dans d’autres vies. Je me dis, qu’en fait, à force de se rire de la futilité de l’être on oublie bien d’être, ici et maintenant. On cogite, on creuse nos douleurs, nos maux, nos souffrances, on se la fait spéléologue de l’infâme, on cherche à obtenir le souffle noir de l’insane inconvenance, de l’insipide moulage de lit et de draps étrangers. On tâte les chairs flasques ou métalliques, on fore l’inquiétude de l’autre, son incapacité à comprendre un jeu sans cesse changeant. Certains sont nomades des rues et des monts et des vallées, je suis nomade de vos humaines passions en agonie de sens. Les sons, les mots, les phrasés enchâssés dans une coolitude toute dénaturée me compissent les neurones, me trouent les oreilles. Je pleurerais presque à en noyer vos gueules trop grandes ouvertes, je hurlerais à vous en briser les doigts ! Silence !

Il y a quatre ans, jour pour jour, j’étais en un psychiatrique isoloir, seul, nu, avec pour seule vue la blancheur sale de murs souffrants de conter les passants en eux. Cassé, broyé par ma descente en moi-même : « Pourquoi t'es-tu attiré Dans le paradis du vieux serpent ? Pourquoi t'es-tu glissé Dans toi-même, dans toi-même ? » (Nietzsche, Ecce Homo, p. 269) Pas par la solitude, pas par la perte – si cependant, honnête cervelle, cœur pieux avoue ! - j’étais cassé par l’iniquité et le désespoir de toute vie, par la pâleur de vos vies pâmées de trop se traîner dans les compromis. J’avais passé outre et j’avais décidé de poursuivre la descente, de la poursuivre encore et encore, et ce genre de pente s’entreprend seul. L’enfer accompagné me semble une bienheureuse garden-party. Non, donc seul disais-je.

On se demanderait, aujourd’hui, ce qui me pousse à écrire cette réminiscence du passé, ce repassage de sentiments qui devraient, depuis longtemps, être rangés en boule dans le panier... C’est que les ressacs du futur me sont habitudes tenaces. Certains me voudraient ouroboros d’eux, alors que ces sot(te)s ne voient pas que je ne suis ouroboros que de moi-même. Donc, retour en arrière ou retour vers soi ? L’avenir le dira.

Comme toujours, je pense beaucoup à mes Étoiles, à Elles là où elles sont heureuses. Ô Étoiles bénies ! Que serais-je sans vous ? Pas grand chose, si ce n’est une outre à mots insensés, un corps démembré qui est las de la comédie humaine... Grâce à vous, il me reste la Lumière qui luit dans mes ténèbres, ténèbres bien clairsemées et bien pâles...

À présent donc, il me faut reprendre ma route. Seul. Il y a de la tristesse, bien sûr, mais aussi de la légèreté. Quand on ne peut se rendre heureux, on ne peut rendre les autres heureux et il est bien de se le clouer à la porte de l’âme pour éviter tout impair. Je vais d’ailleurs me faire tatouer sur le front « Toi qui entres ici, oublies tout espoir ! »

dimanche 28 octobre 2007

Pensées de Fin de Règne

« Quelle expérience de vivre dans la peur ! Voilà ce que c’est que d’être un esclave… J’ai vu tant de choses que vous humains ne pourriez pas croire… De grands navires en feu surgissant de l’Épaule d’Orion…J’ai vu des rayons fabuleux, des rayons C briller dans l’ombre de la porte de Tannhäuser…Tous ces moments se perdront dans l’oubli comme les larmes dans la pluie… Il est temps de mourir… » - Tirade finale de Roy Batty dans Blade Runner.

Si, dans cet espace infini de mon Silence, il reste encore quelque vivant écho, que celui-ci se taise à jamais...

Dans l'extase bachique je me vois tel que je suis réellement : un monstre d'ignorance & un puits vide. Passant, poursuis ton chemin & oublie !

samedi 25 août 2007

La Raaaaage

Ouais ma Grande Soeur, on va leur niquer la race ! Ma rage dans le coeur, contre les enculés de droite extrême et des autres fils de chien qu'on nique dans le garage. De Jospin à PPDA ce monde pue de la gueule, un coup de mentos est nécessaire. T'as des mentos ma Soeur ? Je sodomise l'oligarchie sans vaselinée capote, qu'elle crève enfin cette capitaliste pute cauchemardesque. Ma Grande Soeur, as-tu des fleurs pour leur fion turgescent ?
KENY ARKANA

Un conte du sup Sous-commandant Marcos août 1999.
Comme une primeur pour les lecteurs de la Jornada, et avec l’autorisation de la maison d’édition Plaza & Janés, nous vous offrons une avance sur ce livre "Depuis les montagnes du sud est mexicain", qui sortira d’ici peu. Il s’agit d’une compilation des œuvres littéraires du "Sous-commandant Marcos", dont nous reproduisons ici un des contes - inédit jusqu’à présent - inclus dans le volume de référence. Histoire du début et de la fin
Sous commandant Marcos
Cela faisait déjà un bon moment que le temps de Jadis devenait seul et vieux dans un recoin du monde. Cela faisait longtemps que les plus grands dieux, ceux qui créèrent le monde, les tous premiers, s’étaient endormis. Ils s’étaient beaucoup fatigués à danser, à se faire chemins et réponses. C’est pourquoi les premiers dieux s’étaient endormis. Ils avaient parlé avec les hommes et les femmes vrais et étaient arrivés à s’accorder entre tous pour dire qu’il fallait continuer d’avancer. Parce qu’avancer était la façon dont le monde vivait, comme le dirent les plus grands dieux, ceux qui créèrent le monde, les premiers.
- Jusqu’à quand allons nous continuer d’avancer ? se demandèrent les hommes et les femmes de maïs.
- Quand commençons-nous alors ? Se répondirent les hommes et les femmes vrais, parce qu’ils avaient appris des premiers dieux qu’à une question, on répond toujours par une autre question.
Ils naquirent de la terre.
Mais les premiers dieux se réveillèrent alors. Parce que les plus grands dieux, ceux qui créèrent le monde, ne pouvaient rester endormis lorsqu’ils entendaient une question. Ils se réveillèrent donc et se mirent à jouer de la marimba et à mettre les questions en chanson, et ils dansèrent, et ils chantèrent : "Jusqu’à quand allons nous continuer d’avancer ? Quand commençons-nous alors ?" Et ils seraient toujours restés là, à danser et à chanter, si ce n’est que les hommes et les femmes vrais se mirent à applaudir et leurs dirent qu’il était bon de tant danser et chanter, mais qu’ils voulaient des réponses à leurs questions. Alors les premiers dieux redevinrent sérieux et se dirent :
- Nous avons les questions que les hommes et les femmes de maïs nous ont posées. Nous n’avons pas créé ces hommes et ces femmes très savants. Ils cherchent la réponse au dehors, sans se rendre compte qu’elle est derrière et devant eux. Ces hommes et ces femmes ne sont pas très savants, ils sont comme le tendre épi de maïs - dirent les premiers dieux et, allez, ils se remirent à danser et à chanter de nouveau.
Et de nouveau les hommes et les femmes vrais devinrent furieux et dirent qu’il étaient bon de s’amuser, mais qu’en était-il de la réponse qu’ils tenaient devant et derrière eux ? Les premiers dieux leur dirent que les réponses étaient dans leurs dos et dans leurs regards, et les hommes et les femmes de maïs se regardèrent entre eux, et tous savaient qu’ils ne comprenaient rien, mais restèrent silencieux.
Les plus grands dieux leur dirent :
- Les hommes et les femmes de maïs commencèrent sur le dos puisqu’ils naquirent couchés et, comme ils sont de maïs, ils naquirent de la terre. Sur le dos ils commencèrent à avancer. Leur dos reste toujours après leur passage ou leur repos. Leur dos est le début, l’hier de leur passage.
Et les hommes et les femmes vrais ne comprirent pas grand chose à cela, mais comme le commencement était déjà commencé et l’hier déjà passé, cela ne les préoccupa pas vraiment et à nouveau ils reprirent :
- Jusqu’à quand allons nous continuer d’avancer ?
- Cela est très facile à savoir - dirent les dieux qui créèrent le monde-, lorsque votre regard pourra voir votre dos. Il suffit simplement d’avancer en cercle jusqu’à revenir sur vos pas et à vous rattraper vous-même. Lorsque vous aurez cheminé suffisamment pour arriver à voir votre dos, même de loin, alors vous aurez fini, petits frères et petites sœurs -dirent les premiers dieux tandis qu’ils commençaient à se rendormir.
Et les hommes et les femmes vrais furent très contents parce qu’ils savaient qu’ils suffisaient d’avancer en cercle jusqu’à ce qu’ils arrivent à voir leurs dos. Et ils passèrent un bon moment à cheminer ainsi pour rejoindre leur dos, mais finirent par s’arrêter un instant, pour réfléchir à la raison pour laquelle ils n’en finissaient pas de cheminer, et se dirent :
- Cela coûte beaucoup d’atteindre le début pour arriver à la fin. Nous n’en finissons pas de cheminer et cela crée beaucoup de douleur de penser au moment où nous arriverons au début pour terminer notre passage. Et certains se découragèrent et, comme ça, restèrent assis, irrités que le chemin vers le début pour arriver à la fin n’en finisse plus.
Adieux du Vieil Antonio
Mais d’autres continuèrent à avancer avec beaucoup de plaisir et cessèrent de penser au moment où ils allaient arriver au début pour atteindre la fin. Encore mieux, ils se mirent à penser au chemin qu’ils parcouraient et, comme celui-ci était circulaire, ils voulaient que chaque tour soit mieux fait et à chaque tour qu’ils faisaient, leur pas était meilleur. Ils furent alors très contents car le fait de cheminer les rendait heureux. Ils avancèrent ainsi un bon moment et, sans cesser d’avancer, se dirent :
- Ce chemin que nous sommes est une joie, avançons pour le rendre meilleur. Nous sommes le chemin pour que les autres puissent aller d’un côté à l’autre. Chacun a un début et une fin à son chemin, mais le chemin, non, et nous non plus. Tout pour tous, rien pour nous. Nous sommes le chemin et nous devons donc continuer.
Et pour qu’ils n’oublient pas, ils dessinèrent un cercle sur la terre et, marchant en rond tout autour de la terre, les hommes et les femmes vrais cheminaient et cheminent. Ils ne terminent ni ne finissent leur lutte pour que le chemin soit meilleur, pour qu’eux soient meilleurs. C’est pourquoi depuis, les hommes croient que le monde est rond, mais en fait, cette boule qui est le monde n’est autre que la lutte et le chemin des hommes et des femmes vrais, cheminant toujours, voulant toujours que le chemin sorte meilleur sous leurs pas qui avancent. Cheminant toujours, ils n’ont ni début ni fin dans leur chemin. Les hommes et les femmes vrais ne peuvent se fatiguer. Ils veulent toujours se rejoindre eux même, se surprendre par derrière pour trouver le début et, ainsi, arriver à la fin de leur chemin. Mais ils ne vont pas le trouver, ils le savent et cela n’a pas d’importance pour eux.
La seule chose qui compte pour eux est d’être un bon chemin qui essaie toujours d’être meilleur...
Le Vieil Antonio se tut, mais pas la pluie. J’allais lui demander quand cette pluie allait s’arrêter, mais il me semblait que l’ambiance n’était pas à des questions de début et de fin. Le Vieil Antonio me fit ses adieux.
Il sortit sous la pluie et dans la nuit, bien que les piles de ma nouvelle lampe ne puissent les différencier l’une de l’autre. Le bruit de mes bottes dans la boue m’empêcha d’écouter les paroles d’adieux du Vieil Antonio :
- Ne te fatigues pas à demander quand finira ton chemin. Là, où le lendemain et l’hier s’unissent, là il finira....
Cela me coûta beaucoup de peine de commencer à avancer, je savais que j’allais glisser dans la boue là-devant, mais, bien que le sachant, il fallait que j’avance vers cette chute. Vers celle-là et celles qui suivraient. Parce que cheminer, c’est aussi trébucher et tomber. Et cela, ce n’est pas le Vieil Antonio qui me l’a enseigné, c’est la montagne, et croyez-moi que l’examen....
[Traduction C. G.|http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=33|fr]

Abat le front de la haine!
Okay... Vous m’avez pris pour une des vôtres?! Appelle-moi l’ennemie de ton fascisme, des barricades jusqu’aux urnes de vote!
Hé bande de cons, vous voulez endormir les miens mais le mensonge de l’ennemi et son message on connait bien!
Manipulation vous n’aurez ni mon esprit ni ma chair! Hé gros porc de Mr Propre on va te nettoyer au Karcher!
Hé tu m’as pris pour clasher Sarko, j’te crache mon rap internationaliste fait pour bruler vos drapeaux!
Tu veux ma rage hein?! Pour que ta moyenne monte, ton bleu blanc rouge m’écœure, moi j’suis une citoyenne du monde!
Nique ton système! Ségolène, Sarko ou Le Pen, y a pas de révolution dans votre politique institutionnelle!
Et moi j’appelle à la désobéissance civile, réappropriation pour donner un sens à nos vies!
Le combat est ferme, certainement pas façonnable! Anti-FN, oui j’emmerde le Front National!

Abat le front de la haine!

Un gros porc a voulu récupérer la cause, les vrais savent qu’il s’est grillé, le silence dit qu’on approuve alors je continuerai de crier!
J’ai la parole des sans-voix car la vrai révolution se construira d’en bas! La résistance est en marche contre vos partis démoniaques!
Oligarchie, confrérie, c’est le peuple contre les monarques! Insoumis on le reste même quand l’ordre tyrannise!
Faut qu’on construise sans eux pour faire tomber leur pyramide!

Le combat continue! Et le changement viendra d'en bas! Désobéissance civile, à travers la France! Moi j'soutiens aucun de vos candidats, votre mascarade présidentielle car le changement ne sera pas institutionnelle! Fuck le FN, Fuck l'UMP, Fuck le PS, le changement viendra d'en bas! Nique les partisans de la haine, leur propagande basée sur la calomnie et le mensonge, voila encore une preuve!Yé Keny Arkana, la rage du peuple, dédié à tous les sans voix, le changement viendra d'en bas! On continue le combat!
Appel aux Sans Voix
Zapata
Un Autre Monde est possible

vendredi 17 août 2007

Quand la Mort...

... vous saisit & vous sourit, comment résister à ses bras soie & pierre ponce ?

Quand la Mort te regarde dans ton sommeil serein de bébé rêveur,
Comment lui dire non, comment la repousser ?

Ô délicieuse aimée, 
Noire ombre d'un futur au passé simple,
Ton sourire est un sexe terrible
Un sexe avide de me prendre
Dans un étau-linceul
Brise ma dernière idole...
La VIE

Voici un testament fol à vous les vivants qui me sourirez dans ma tombe.

"Pour les morts : qu'on les enterre nus, tels qu'ils étaient dans leur âge et dans leur sexe.
Sans objet, même sacré.
...
Qu'un chant sans paroles et bouche close les accompagne, jusqu'à l'endroit choisi pour n'être plus parmi les hommes...
Pour la beauté du geste et en mémoire de leurs amours, qu'on perce d'une épine de rose la place où le coeur des défunts recevait tant et tant de coups de lances".
Werner Lambersy
Ô vous les passants en ma vie, 
Souvenez-vous du fol épris d'amours et de vin,
Du fol dansant sous le ciel étoilé
Oubliez les orages et les pluies de l'âmes
Oubliez les passions de traverse
Oubliez la chair et les os
Oubliez les mots et les haines

Ô vous les passants en ma vie
Souvenez-vous de l'Amour
Des yeux étoilés dans la tourmante
Des erreurs et des faux-pas faites un deuil
Que tout ce qui m'était matière soit détruit
Que restent seuls les souvenirs
Pour mes enfants, une poignée de sable
Pour mes Amours, un morceaux de ma chair
Pour mes Amis, une page blanche

Ô vous les passants en ma vie  
Combien de silences encore...

mardi 17 juillet 2007

N°6 of Love

Ah, que ne puis-je laisser mon Amour, le laisser aux lamies, le laisser aux harpies ? Ah, que ne puis-je crever cet Amour, le bouffer cronosiquement et en finir de cette PANique attitude qui me fait cavaler le palpitant vers de dangereux sommets ? Que ne puis-je couvrir ce Cœur palpitant d’un suaire pourrissant et reposer en paix ? Que ne puis-je souffler cette Flamme qui brûle mon âme comme brasier d’Envers ? Que ne puis-je ne plus me connaître, oublier jusqu’à mon nom et L’oublier ainsi, aussi ? Des terreurs d’un Amour-Abysse vers Elle je plonge, je me noie, je me dissous. Des territoires vampyriques d’une habitude sans esprit vers Elle je me rampe, vers elle je me serpente. D’un envoûtement délicieusement torturé, je suis le prisonnier. Prisonnier extatique en peine dans le Silence.

lundi 16 juillet 2007

Histoire traite

Un jour mec j’ai vu Satan
J’l’ai vu au volant
Au volant d’une bagnole poubelle
Une bagnole couleur shit
130 chevaux et des bielles
Genre gros pot qui fait pchit

Un jour mec j’ai vu Satan,
Il m’a dit, viens avec moi
Viens, j’te montre mon monde d’émois
Un jour mec j’ai vu Satan
Il m’a dit « viens monte j’t’emmène »
« Le siège du mort pour ta faine » 

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Et à l’arrière, une fille
Ouais mec, à l’arrière une fille
Et moi devant matant Satan
Et moi devant matant Satan

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Viens, il me dit, on fait la fête
Mate la donzelle j’me la suite faite
Et toi t’es prêt à le lui bourrer ?
Et toi t’es prêt à labourer ?

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
« He petit, elle me sucerait bien non »
« Tans pis, j’la prends par son con »
« Et toi, le jeune, tu la baises ? »
« Dis, tu la veux, prends tes aises. »

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Il sort le flingue et sa queue
Il point le flingue et la queue
Une baffe et la fille suce le jonc
Satan, lui met le doigt dans le fion

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
J’dis « non mon Grand, j’prends l’air »
« Et toi finir ce qu’t’as à faire »
La gerbe acide monte à la gorge
Et dans le bide tambourine la forge

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Cul de con sur la route à terre
Rien, j’peux rien faire que m’taire
Dans la bagnole, la fille crie
Et moi pour elle j’prie

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
J’reviens vers la voiture
Ah ces cris sont ma torture
« He Satan arrête ton char ou j’te culbute » 
Satan me dit « Petit, file ou j’te bute »

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Le cul au milieu de la route
J’attends qu’une bagnole me joute 
Regards vers le ciel maudit
Pourquoi j’suis ici ?

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Et quand il a lâché la purée
Et quand il eut fini la curée
Il m’embarqua dans sa bagnole citrouille
A l’arrière une fille morte de trouille
Et moi dans un silence de lâche
J’y peux rien, j’suis une jeune tache
Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Yeh mec
Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Et moi depuis j’suis dedans
Et moi depuis j’suis mourant
Et moi depuis j’suis crevant

dimanche 17 juin 2007

Do You Know Pain & Hate ?

Non, je ne pense pas.

À moins de connaître la violence faite à l'enfant.

À moins de connaître l'éloignement de ceux, de celles que l'on aime.

À moins d'avoir été déchiré dans le corps, dans l'âme, dans l'esprit.

MOTHERFUCKERS, DO YOU KNOW PAIN AND HATE ?

J'espère que non, j'espère que non, j'espère que non... Mon dieu, j'espère que non...

"L'homme est un apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert"

(Alfred de Musset)

Ouais Alfred, vas-y encoooore. Parle-moi encore de cette souffrance.

Non, quand bien même une amère souffrance

Non, quand bien même une amère souffrance

Dans ce coeur mort pourrait se ranimer ;

Non, quand bien même une fleur d'espérance

Sur mon chemin pourrait encor germer ;

Quand la pudeur, la grâce et l'innocence

Viendraient en toi me plaindre et me charmer,

Non, chère enfant, si belle d'ignorance,

Je ne saurais, je n'oserais t'aimer.

Un jour pourtant il faudra qu'il te vienne,

L'instant suprême où l'univers n'est rien.

De mon respect alors qu'il te souvienne !

Tu trouveras, dans la joie ou la peine,

Ma triste main pour soutenir la tienne,

Mon triste coeur pour écouter le tien.

"Mais je réclame seulement pour qui me considère le silence, mais un silence intellectuel si j'ose dire, et pareil à mon attente crispée." (A. Artaud - Nouvelles Lettres sur Moi-même)

Et je reviens vers Toi, "A" le Maudit et je te lis crier sur le papier : "Si l'on pouvait seulement goûter son néant, si l'on pouvait se bien reposer dans son néant, et que ce néant ne soit pas une certaine sorte d'être mais ne soit pas la mort tout à fait. Il est si dur de ne plus exister, de ne plus être dans quelque chose. La vraie douleur est de sentir en soi se déplacer sa pensée. Mais la pensée comme un point n'est certainement pas une souffrance. J'en suis au point où je ne touche plus à la vie, mais avec en moi tous les appétits et la titillation insistante de l'être. Je n'ai plus qu'une occupation, me refaire." (A. Artaud - Pèse-Nerfs)

Et là moi, ce soir et depuis toujours comment suis-je ?

Ma Souffrance est-elle illusion ou prisme de mon Néant ?

Bonne nuit, vous pouvez retourner à vos émissions préférées.

Prière du Kol Nidrei

Petite variation sur le Kol Nidrei. En cette période de mise en ordre des mes affaires, je relisais cette prière controversée du judaïsme.

"En présence du Tribunal d’en haut et en présence du Tribunal de notre âme ;

Nous déclarons, au nom de notre Vie :

Il est permis de prier en étant de péché

Tous les vœux,

Tous les serments,

Toutes les interdictions,

Tous les anathèmes que nous avons pu prononcer sur nous-mêmes,

Toutes les renonciations que nous nous sommes imposées par vœu ou par serment ;

Depuis l'Aube notre Vie jusqu’au Jour de la Fin, puissions-nous l’aborder dans les meilleures conditions ;

Délie nos vœux,

Annule nos serments,

Ôte leur toute vigueur,

Oublie même leur existence.

Que nos vœux ne soient pas regardés comme des vœux,

Et nos serments comme des serments.

Pardonne à Tes enfants, à l’étranger de ce monde qui se trouve parmi eux, car tous ils ont TOUS failli."

J'aimerais parfois que ces maux dits soient autre chose qu'édits de l'émoi.

mardi 1 mai 2007

Leçons...

Article 7 : Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s’assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. La nécessité d’énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme.

Article 11 : Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l’exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.

Article 33 : La résistance à l’oppression est la conséquence des autres droits de l’homme.

Article 35 : Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793.

Article 18 : Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

Et après on me dira que l'on est LIBRE ?

Mais où est-il indiqué que NUL NE SERA PRIVÉ DE SES ENFANTS SUR LA SEULE ACCUSATION D'UNE SEULE PERSONNE ?

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