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Les délires de Spart - blog auto-satyrique

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Présentation

Le Blog "Les Délires de Spart" est un blog d'humeurs, auto-satYrique, destiné à faire partager les douleurs, rires & joies de son auteur : Spartakus FreeMann, ésotérologue fantasmatique du web éso francophone.

Ce blog est à déconseiller aux mineurs et aux bigots de la pensée unique & consensuelle.

jeudi 29 novembre 2007

Let It All Bleed Out !

Quand anniversaire rime avec solitaire ! Déjà écrit, déjà joué. Reflux gastéropodiques en une cervelle en manque d’absolu. À trop chercher Celle Qui Monte du Désert, je finis par être trop exigeant, inquisiteur de l’Amour, moi vieille bête au cœur asthmatique !

« Ce week-end sera chaote ou ne sera pas ! » Saint Héliogabale, I, 34. Que Sa volonté soit faite sur la piste comme au bar, qu’Il nous donne ce soir le vin et l’oncophile fumée, qu’Il nous pardonne nos Cicatrices comme nous pardonnons aux Présentatrices du JT. Amen.

Message subliminal : ne pas croire mes paroles agressives et méchantes, jamais. Pardon.

Lawrence Alma-Taddema (1836-1912) Les roses d'Héliogabale, 1888

lundi 26 novembre 2007

Consolateur...

Consolateur inconsolé, j’erre dans les tréfonds de la peine insondable de l’être. Qui sera là pour me réchauffer quand je serai près à trépasser ? Qui se souciera de mes douleurs et portera avec moi le fardeau pour les derniers instants ? Inconsolé, je ne suis pas consolateur et resterai inconsolé. Amant je n’aime pas et ne serai point aimé. Seul je vis parmi les ombres de mon passé et les terreurs de ce qui se tient devant moi. Consolateur des insensés, je suis inconsolé de ma peine et de l’indicible souffrance qui tenaille mon âme. Je ne suis plus le jouet des passions, je ne suis plus instrument, je ne suis plus que feuille au vent entraînée vers une aube en technicolore improbable et fuyante. Le corps est subtilement tétanisé dans un plaisir auto-érogène, auto-érotomaniaque. Nul parfum embaumé sur Ses lèvres sépulcrales ne peut éveiller en moi autre chose qu’Amour, moi qui n’aime plus d’avoir été fondu et dissout dans le creuset de Son corps.

Le matin dans le miroir, je ne vois plus satan, je me vois totalement et pleinement tel que je suis, Je vois je, rien de plus. Les illusions s’en sont allées et il ne reste plus qu’un immense rire de ma gorge prenant naissance pour aller, sur la voûte céleste, fracasser quelque ange putréfié.

Je lâche l’affaire ou pas ? Telle est le question face à l’incommunicado qui s’intensifie tandis que le désir semble se flétrir lentement dans une désaffection trop cruellement visible... Être à demi est bien pire que ne pas être.

C'est d'être la mienne, dis-tu ?

Hélas ! tu sais bien que j'oppose

Un démenti formel aux poses

Qui sentent par trop l'impromptu.

Locutions des Pierrots, II - Jules LAFORGUE (1860-1887) - (Recueil : L'Imitation de N.D la Lune)

dimanche 28 octobre 2007

Pensées de Fin de Règne

« Quelle expérience de vivre dans la peur ! Voilà ce que c’est que d’être un esclave… J’ai vu tant de choses que vous humains ne pourriez pas croire… De grands navires en feu surgissant de l’Épaule d’Orion…J’ai vu des rayons fabuleux, des rayons C briller dans l’ombre de la porte de Tannhäuser…Tous ces moments se perdront dans l’oubli comme les larmes dans la pluie… Il est temps de mourir… » - Tirade finale de Roy Batty dans Blade Runner.

Si, dans cet espace infini de mon Silence, il reste encore quelque vivant écho, que celui-ci se taise à jamais...

Dans l'extase bachique je me vois tel que je suis réellement : un monstre d'ignorance & un puits vide. Passant, poursuis ton chemin & oublie !

dimanche 23 septembre 2007

Dionysos ÉVOHÉ !!!

Pas une période facile, Dionysos est en course après moi, j'entends déjà les Ménades se rire de mes pas incertains. Le jeu, cependant, en vaut sans doute le prix. Pris entre excès & restriction, il me revient alors à la mémoire ces Mots de Frater Achad :

"À nouveau, si tu bois du vin, & aussi longtemps que tu y prends plaisir – & tu y prendras plaisir lorsque tu comprendras comment l’utiliser - & si tu comprends qu'il n’est pas mauvais, mais que tu dois le boire en l’honneur & à la gloire de Notre Dame des Cieux Étoilés, Nuit, qui a, Elle-même, offert ces enseignements, & qui nous dit en notre Livre Saint, le Livre de la Loi : « Pour cette raison soyez beaux : revêtez-vous tous de belles parures ; mangez des mets succulents & buvez des vins doux & des vins qui moussent ! Aussi, prenez votre comble & votre désir d'amour à volonté, quand, où, & avec qui vous le voulez ! Mais toujours pour moi ». Si tu gardes toujours cela à l’esprit, & si tu te souviens que ces actes sont saints & sacrés, il n’y a aucun péché, mais de véritables vertus, la vie sous ses différents aspects. Tu ne ressentiras alors plus la peine ou la tristesse, & lorsque tu regarderas ton vin que tu bois comme un Sacrement, tu ne t’aviliras plus toi-même en te saoulant dans l’ancien sens du terme, mais tu JOUIRAS de ta boisson comme jamais auparavant. Et il en est ainsi de l’Amour, & de toutes autres choses dont tu veux faire ton plaisir. Car « C’est un mensonge que cette folie contre soi – Sois fort homme ! Désire, jouis de toutes choses du sens & du ravissement : ne crains pas qu’un Dieu te renie pour cela » ("Liberté" un essai par Frater Achad).

vendredi 17 août 2007

Quand la Mort...

... vous saisit & vous sourit, comment résister à ses bras soie & pierre ponce ?

Quand la Mort te regarde dans ton sommeil serein de bébé rêveur,
Comment lui dire non, comment la repousser ?

Ô délicieuse aimée, 
Noire ombre d'un futur au passé simple,
Ton sourire est un sexe terrible
Un sexe avide de me prendre
Dans un étau-linceul
Brise ma dernière idole...
La VIE

Voici un testament fol à vous les vivants qui me sourirez dans ma tombe.

"Pour les morts : qu'on les enterre nus, tels qu'ils étaient dans leur âge et dans leur sexe.
Sans objet, même sacré.
...
Qu'un chant sans paroles et bouche close les accompagne, jusqu'à l'endroit choisi pour n'être plus parmi les hommes...
Pour la beauté du geste et en mémoire de leurs amours, qu'on perce d'une épine de rose la place où le coeur des défunts recevait tant et tant de coups de lances".
Werner Lambersy
Ô vous les passants en ma vie, 
Souvenez-vous du fol épris d'amours et de vin,
Du fol dansant sous le ciel étoilé
Oubliez les orages et les pluies de l'âmes
Oubliez les passions de traverse
Oubliez la chair et les os
Oubliez les mots et les haines

Ô vous les passants en ma vie
Souvenez-vous de l'Amour
Des yeux étoilés dans la tourmante
Des erreurs et des faux-pas faites un deuil
Que tout ce qui m'était matière soit détruit
Que restent seuls les souvenirs
Pour mes enfants, une poignée de sable
Pour mes Amours, un morceaux de ma chair
Pour mes Amis, une page blanche

Ô vous les passants en ma vie  
Combien de silences encore...

mardi 17 juillet 2007

N°6 of Love

Ah, que ne puis-je laisser mon Amour, le laisser aux lamies, le laisser aux harpies ? Ah, que ne puis-je crever cet Amour, le bouffer cronosiquement et en finir de cette PANique attitude qui me fait cavaler le palpitant vers de dangereux sommets ? Que ne puis-je couvrir ce Cœur palpitant d’un suaire pourrissant et reposer en paix ? Que ne puis-je souffler cette Flamme qui brûle mon âme comme brasier d’Envers ? Que ne puis-je ne plus me connaître, oublier jusqu’à mon nom et L’oublier ainsi, aussi ? Des terreurs d’un Amour-Abysse vers Elle je plonge, je me noie, je me dissous. Des territoires vampyriques d’une habitude sans esprit vers Elle je me rampe, vers elle je me serpente. D’un envoûtement délicieusement torturé, je suis le prisonnier. Prisonnier extatique en peine dans le Silence.

lundi 16 juillet 2007

Histoire traite

Un jour mec j’ai vu Satan
J’l’ai vu au volant
Au volant d’une bagnole poubelle
Une bagnole couleur shit
130 chevaux et des bielles
Genre gros pot qui fait pchit

Un jour mec j’ai vu Satan,
Il m’a dit, viens avec moi
Viens, j’te montre mon monde d’émois
Un jour mec j’ai vu Satan
Il m’a dit « viens monte j’t’emmène »
« Le siège du mort pour ta faine » 

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Et à l’arrière, une fille
Ouais mec, à l’arrière une fille
Et moi devant matant Satan
Et moi devant matant Satan

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Viens, il me dit, on fait la fête
Mate la donzelle j’me la suite faite
Et toi t’es prêt à le lui bourrer ?
Et toi t’es prêt à labourer ?

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
« He petit, elle me sucerait bien non »
« Tans pis, j’la prends par son con »
« Et toi, le jeune, tu la baises ? »
« Dis, tu la veux, prends tes aises. »

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Il sort le flingue et sa queue
Il point le flingue et la queue
Une baffe et la fille suce le jonc
Satan, lui met le doigt dans le fion

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
J’dis « non mon Grand, j’prends l’air »
« Et toi finir ce qu’t’as à faire »
La gerbe acide monte à la gorge
Et dans le bide tambourine la forge

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Cul de con sur la route à terre
Rien, j’peux rien faire que m’taire
Dans la bagnole, la fille crie
Et moi pour elle j’prie

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
J’reviens vers la voiture
Ah ces cris sont ma torture
« He Satan arrête ton char ou j’te culbute » 
Satan me dit « Petit, file ou j’te bute »

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Le cul au milieu de la route
J’attends qu’une bagnole me joute 
Regards vers le ciel maudit
Pourquoi j’suis ici ?

Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Et quand il a lâché la purée
Et quand il eut fini la curée
Il m’embarqua dans sa bagnole citrouille
A l’arrière une fille morte de trouille
Et moi dans un silence de lâche
J’y peux rien, j’suis une jeune tache
Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Yeh mec
Un jour mec, j’ai vu Satan,
J’l’ai vu au volant
Et moi depuis j’suis dedans
Et moi depuis j’suis mourant
Et moi depuis j’suis crevant

dimanche 17 juin 2007

Do You Know Pain & Hate ?

Non, je ne pense pas.

À moins de connaître la violence faite à l'enfant.

À moins de connaître l'éloignement de ceux, de celles que l'on aime.

À moins d'avoir été déchiré dans le corps, dans l'âme, dans l'esprit.

MOTHERFUCKERS, DO YOU KNOW PAIN AND HATE ?

J'espère que non, j'espère que non, j'espère que non... Mon dieu, j'espère que non...

"L'homme est un apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert"

(Alfred de Musset)

Ouais Alfred, vas-y encoooore. Parle-moi encore de cette souffrance.

Non, quand bien même une amère souffrance

Non, quand bien même une amère souffrance

Dans ce coeur mort pourrait se ranimer ;

Non, quand bien même une fleur d'espérance

Sur mon chemin pourrait encor germer ;

Quand la pudeur, la grâce et l'innocence

Viendraient en toi me plaindre et me charmer,

Non, chère enfant, si belle d'ignorance,

Je ne saurais, je n'oserais t'aimer.

Un jour pourtant il faudra qu'il te vienne,

L'instant suprême où l'univers n'est rien.

De mon respect alors qu'il te souvienne !

Tu trouveras, dans la joie ou la peine,

Ma triste main pour soutenir la tienne,

Mon triste coeur pour écouter le tien.

"Mais je réclame seulement pour qui me considère le silence, mais un silence intellectuel si j'ose dire, et pareil à mon attente crispée." (A. Artaud - Nouvelles Lettres sur Moi-même)

Et je reviens vers Toi, "A" le Maudit et je te lis crier sur le papier : "Si l'on pouvait seulement goûter son néant, si l'on pouvait se bien reposer dans son néant, et que ce néant ne soit pas une certaine sorte d'être mais ne soit pas la mort tout à fait. Il est si dur de ne plus exister, de ne plus être dans quelque chose. La vraie douleur est de sentir en soi se déplacer sa pensée. Mais la pensée comme un point n'est certainement pas une souffrance. J'en suis au point où je ne touche plus à la vie, mais avec en moi tous les appétits et la titillation insistante de l'être. Je n'ai plus qu'une occupation, me refaire." (A. Artaud - Pèse-Nerfs)

Et là moi, ce soir et depuis toujours comment suis-je ?

Ma Souffrance est-elle illusion ou prisme de mon Néant ?

Bonne nuit, vous pouvez retourner à vos émissions préférées.

mardi 1 mai 2007

Leçons...

Article 7 : Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s’assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. La nécessité d’énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme.

Article 11 : Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l’exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.

Article 33 : La résistance à l’oppression est la conséquence des autres droits de l’homme.

Article 35 : Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793.

Article 18 : Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

Et après on me dira que l'on est LIBRE ?

Mais où est-il indiqué que NUL NE SERA PRIVÉ DE SES ENFANTS SUR LA SEULE ACCUSATION D'UNE SEULE PERSONNE ?

Ce blog a été visité par plus de 50 000 personnes qui ont lu plus de 150 000 pages. Pour une satire c'est un satyre...

lundi 9 avril 2007

Un peu de repos et certains projets en cours

Voilà, on peut profiter de la Pâques afin de se reposer un peu et de mettre à jour certains projets qui avaient pris un peu de retard. Ainsi, le projet d'EsoWiki reprend et passe les 500 articles avec la mise en ligne du Dictionnaire Mytho-Hermétique de Dom Pernety, un incontournable de la Science Alchimique. Je commence à mettre en ligne les Fables du même auteur. Couplant ainsi le texte et la puissance de la technologie Wiki, j'espère offrir un outil valable à ceux qui se passionnent pour le domaine de la Mythologie, de l'Alchimie et de la Philosophie Hermétique. Ce projet est ouvert à celles et ceux qui veulent partager la Connaissance en dehors de tout dogme.

Côté personnel, je fête ma première année d'abstinence alcoolique. Une année de (presque) total abandon de l'alcool, je dis presque car parfois on se réserve UN verre pour une occasion spéciale. Plus de cuite, plus de délire. Je n'étais pas alcolo mais je préfère éviter de m'intoxiquer et garder ainsi l'esprit clair. Certains on voulu me taxer d'alcoolique, d'esclave de Bacchus, ce n'était pas vraiment la cas, mais aujourd'hui je préfère me concentrer sur autre chose.

Cela fait plus d'un mois que je n'ai pas vu mes Étoiles, c'est dur, très dur. D'autant plus dur que mes enfants semblaient si bien ces derniers temps. Je ne perds pas l'espoir de les voir dans des conditions normales, de pouvoir les regarder jouer sous le soleil et le ciel bleu. Mais je ne me fais pas trop d'illusion puisque l'on chercherait à prouver que je suis un "dangereux sectaire"... Je suis ce que je suis, avec mes défauts et mes travers, mais ce genre de connerie me fait doucement sourire, même si ce sourire est amère.

En ces périodes de fêtes, à l'approche de l'anniversaire de mon petit dernier, c'est dur de ne pas pouvoir les voir et de les serrer dans mes bras. Je rate tant de choses, tant de moments de vie, tant de rires, de larmes, de bonheurs et d'amour.

J'écris peu ces temps-ci. Manque de temps, manque de motivation. Besoin de repos moi aussi.