Pulsa dNora

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La malédiction du Pulsa d'Nora est une des plus puissante et une des plus connue dans ce que certains appellent la « Magie kabbalistique ». Cette malédiction est imparable et les phantasmes qui entourent son utilisation et sa formulation sont nombreux. En fait, on pense souvent que la cérémonie du Pulsa d'Nora est ancienne et disponible dans certains textes kabbalistiques, ce qui n'est absolument pas le cas. Le lecteur aura beau chercher dans les centaines, voire les milliers d'ouvrages, disponibles, jamais il ne trouvera la formule du Pulsa d'Nora. La transmission n'en est qu'orale

En 1995, Avigdor Eskin, un membre du Gush Emunim récita la malédiction suivante, que l'on tient pour être la Pulsa d'Nora, à l'encontre d'Isaac Rabin : « Les Anges de la destruction le frapperont. Il est maudit où qu'il aille. Son âme quittera directement son corps... et il ne survivra pas au mois. Les ténèbres seront son chemin et l'Ange de Dieu le pourchassera. Un désastre par lui jamais encore expérimenté lui est promis et toutes les malédictions connues dans la Torah s'appliqueront à lui. Je vous livre, à vous les anges de la colère et de la justice, Isaac fils de Rosa Rabin, afin que vous puissiez l'exterminer... Mettez à mort Isaac la maudit. Qu'il soit damné, damné, damné ! »

Le Pulsa diNura ou Pulsa Denoura vient de l'Araméen : פולסא דנורא qui signifie "langues de feu" serait une cérémonie kabbalistique par laquelle on demanderait à Dieu de maudire une personne.

L'origine de cette phrase semble provenir du Talmud de Babylone dans le traité Hagigah 15a, section qui mentionne soixante « pusley d'nura » utilisées afin de discipliner l'Ange Métatron. Le Pulsa d'Nora est également mentionné dans le Zohar (section III, 263b, Raya Mehemna) comme étant la punition de ceux qui ne remplissent pas leurs obligations religieuses.

Selon le Rabbi Ariel Bar Tzadok de Bneï N'vi'im, Chicago, la perception populaire de la Pulsa d'Nora est mécomprise et il écrit : « On a associé à tort la Pulsa d'Nora avec une certaine école de Kabbale, la Kabbalah Ma'asit. La Pulsa d'Nora n'est pas une formule magique. La Torah et le Judaïsme n'ont aucun lien et aucune tolérance pour la magie sous quelque forme que ce soit. Par conséquent, considérant que tout ce qui est dans la Sainte Kabbale est une part intégrale de la Torah de Dieu, il serait injurieux de suggérer un lien quelconque de celle-ci avec la magie. La Pulsa d'Nora n'est, en vérité, pas un « sort de mort » comme certains le pensent à tort. Aucun Rabbi ou kabbaliste a le droit ou l'autorité de jeter un sort de mort sur une autre personne. Selon la Loi de la Torah, la seule manière pour qu'un Juif soit mis à mort est qu'il ait violé une des lois bibliques, et uniquement après avoir été jugé et condamné par le Sanhédrin, tribunal qui n'existe plus en Israël depuis les jours du Temple. »

La Pulsa d'Nora était formulée en dernier ressort lorsque tous les autres moyens de justice humaine avaient échoué afin de protéger le peuple d'Israël. La Pulsa d'Nora est un ensemble de prières demandant à Dieu de juger un individu qui est considéré comme étant maléfique et un danger pour Israël, mais qui se trouve en dehors du pouvoir de la justice humaine afin d'être jugé et puni. En ce sens, cette cérémonie est un cri de désespoir et une demande d'aide à Dieu.

La Pulsa d'Nora ne doit cependant pas être prise à la légère car cette prière, comme toutes les prières, renferme une puissance intrinsèque. En outre, elle fait appel à des Noms divins sacrés. En outre, comme avec toutes prières, sa puissance dépend du degré de foi de celui qui la récite, et elle peut se retourner contre lui-même s'il n'est pas assez juste ou pur pour l'utiliser.

Au-delà du mythe et du caractère fantastique, la Pulsa d'Nora demeure donc une prière, un instrument sacré et individuel, un lien entre Dieu et le croyant.